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Musique classique et opéra par Classissima

Wolfgang Amadeus Mozart

dimanche 25 septembre 2016


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Paris, Musée d’Orsay : Un dîner avec Jacques (Offenbach)

Classiquenews.com - Articles PARIS, Musée d’Orsay. Un dîner avec Jacques (Offenbach). 29 septembre puis 6, 8 et 9 octobre 2016. Prérentrée Opéra Comique à Orsay sur le thème du Second Empire. L’Opéra Comique (en travaux) et le Musée d’Orsay présentent de concert, une nouvelle production autour de l’exposition « Spectaculaire Second Empire. 1852 -1870 » (du 27 septembre 2016 au 16 janvier 2017). Car ils ont en commun leur période de conception (en pleine esthétique éclectique fin XIXè) illustrant une combinaison heureuse entre architecture industrielle et essor des arts décoratifs. Cet éclectisme, écrin des « néo » (néo gothique pour le sacré, néoclassique pour les administrations, néobaroque côté meuble… ) règne sans partage au sein de l’exposition présenté dans l’ancienne Gare d’Orsay, et aussi à travers un spectacle résolument pluriel, propre à l’art officiel défendu par Napoléon III. Au programme, des oeuvres du Mozart des boulevards, dont le délire mordant, la fantaisie faussement insouciante (en cela frère jumeau de Johann Strauss à Vienne) : Jacques Offenbach. Son opéra Fantasio est abordé à Orsay (avant d’ouvrir la prochaine nouvelle saison de l’Opéra Comique en 2017) Intrigue du spectacle au Musée d’Orsay : « Un dîner avec Jacques », opéra bouffe d’après Jacques Offenbach : au cours d’un souper dans un salon de la haute société du Second Empire, le jeu des apparences s’exacerbe puis les masques tombent grâce aux délices du repas servi (influence / inspiration d’un Festin de Babette ?) – métamorphose à l’œuvre, où le paraître s’efface à la faveur des chants déliés, qui osent tout tour exprimer leurs fantasmes le plus délirant, excité par la verve musical du dieu Offenbach… Extraits des opérettes : Geneviève de Brabant, Madame l’Archiduc, La Rose de Saint-Flour, La Princesse de Trébizonde, … Julien Leroy dirige le collectif de nouveaux instrumentistes à tempéraments, Les Frivolités Parisiennes dans une mise en scène de Gilles Rico. Programme repris au Théâtre de Bastia le 7 janvier 2017, au Théâtre Impérial de Compiègne, le 20 janvier suivant, dans le cadre des Folies Favart. PARIS, Musée d’Orsay. Un dîner avec Jacques (Offenbach). Auditorium du Musée d’Orsay, les 29 septembre puis 6, 8 octobre 2016 à 20h et le 9/10 à 16h. Renseignements, réservations : Musée d’Orsay ; tél.: 01 53 63 04 63 ou www.musee-orsay.fr/fr/info/contact/demande-concernant-lauditorium.html RÉSERVEZ VOTRE PLACE

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RIO de Janeiro. Bruno Procopio dirige Baroques et Romantiques français

RIO DE JANEIRO, les 4 et 7 octobre 2016. Bruno Procopio dirige Français Baroques et Romantiques. Rien ne semble résister à l’électricité communicative du chef transatlantique, Bruno Procopio. Entre ancien et nouveau monde, de Paris à Rio, le jeune maestro franco-brésilien joue et réussit la carte des échanges musicaux en interprétant avec la subtilité requise – grâce à sa maîtrise des instruments d’époque, et aussi de la pratique “historiquement informée”, les compositeurs français, baroques et romantiques. En témoignent les deux concerts événements présentés à Rio de Janeiro (Brésil), les 4 et 7 octobre prochains, Sala Cecilia Meireles : au programme, d’abord un programme “Des Lumières au Romantisme” avec Rameau (un compositeur qu’il connaît sur le bout des doigts), Jadin, Rigel, Dauvergne, Mozart et Grétry ; puis le 7 octobre, dans un programme intitulé “De la Révolution à l’Empire” : Rameau (sublime Suite de Castor et Pollux, version de 1782, réorchestré par Dauvergne entre autres), Saint-George, Jadin et Méhul (la Symphonie n°1 devrait être une révélation). Pour exprimer le souffle et l’élégance des oeuvres programmés, Bruno Procopio dirige l’Orchestre Symphonique du Brésil (qu’il a déjà dirigé les deux années passées) et la pianofortiste sensible et virtuose, Nathalia Valentin (qui est aussi à la ville, son épouse). Energie, complicité, articulation sont au rendez vous de ces 2 concerts cariocas événements. Et pour refermer une formidable boucle transatlantique, le chef aux deux cultures en dialogue, dirige à Paris, au TCE, un remarquable programme Villa-Lobos, Jobim, Milhaud, Neukomm, le 4 décembre 2016, pilotant les forces vives de l’Orchestre Lamoureux… De Paris à Rio de Janeiro, Bruno Procopio est bien le chef transatlantique de l’heure. Un exemple pour tous les musiciens de sa génération par son ouverture et sa connaissance (rare) de la pratique “historiquement informée” qu’il apporte actuellement aux orchestres sur instruments modernes… LIRE notre présentation complète des concerts Baroques et Romantiques dirigés par Bruno Procopio avec la pianofortiste Natalia Valentin, les 4 et 7 octobre 2016, Sala Cecilia Meireles de Rio de Janeiro (Brésil) 2ème Semaine de musique baroque à Rio Bruno Procopio et Natalia Valentin jouent les Baroques et Romantiques Français à Rio 2 derniers concerts à ne pas manquer (4 et 7 octobre 2016) Rio de Janeiro, Sala Cecilia Meireles Mardi 4 octobre 2016 Programme Des Lumières au Romantisme Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) Extraits des Nouvelles Suites de Pièces de clavecin Hyacinthe JADIN (1776-1800) Sonate pour pianoforte op. IV n°3 en fa# mineur Henri-Joseph RIGEL (1741-1799) Duo pour clavecin et pianoforte op. XIV n°1 en mib majeur Antoine DAUVERGNE (1713-1797) Chansons pour soprano, violon, pianoforte et clavecin Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) Sonate pour clavecin et accompagnement de violon K.9 en sol majeur (K9) Sonate pour violon et pianoforte en mi mineur (K304) André-Ernest-Modeste GRÉTRY (1741-1813) Romances Katia Velletaz*, soprano Stéphanie-Marie Degand, violon Bruno Procopio, clavecin Natalia Valentin, pianoforte *chanteur en résidence RESERVEZ votre place Consultez aussi le site du CMBV, page agenda Dans les années 1760, la fin du règne de Louis XV est marquée par un frémissement artistique sans précédent : l’ancien style baroque cède insensiblement la place à une nouvelle musique, teintée des courants germaniques de l’« Empfindsamkeit » et du « Sturm und Drang ». Les anciennes formes, les anciens genres, les anciens instruments perdent de leur lustre au profit d’expériences musicales jusque-là inouïes. Toute une génération de compositeurs contribue à ce renouveau, révélant des personnalités plus ou moins fortes et attachantes. Rameau ou Mondonville avaient amorcé une nouvelle orientation ; ce sont Dauvergne, Rigel ou Grétry qui prolongeront cette voie. À quinze ans d’intervalle, les compositions du jeune Mozart (de passage en France en 1763 et 1778) témoignent à leur manière de la rapide évolution des goûts. Le classicisme est en marche. Rio de Janeiro, Sala Cecilia Meireles Vendredi 7 octobre 2016 Programme De la Révolution à l’Empire Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) Suite de Castor et Pollux (version 1782) Joseph Bologne de SAINT-GEORGE (1745-1799) Concerto pour violon et orchestre op. II n°2 en ré majeur Hyacinthe JADIN (1776-1800) Concerto pour piano et orchestre n°2 en ré mineur Nicolas-Étienne MÉHUL (1763-1817) Symphonie n°1 en sol mineur Orchestre Symphonique du Brésil (OSB) Stéphanie-Marie Degand, violon Natalia Valentin, piano Bruno Procopio, direction musicale RESERVEZ votre place Consultez aussi le site du CMBV, page agenda À la veille de la Révolution, Paris est devenu la capitale internationale des arts, et tout particulièrement de la musique. On y croise les auteurs les plus célèbres du temps, Piccinni, Salieri, Mozart, J.C. Bach, Paisiello et beaucoup d’autres. Si l’Opéra fascine par son ton épique et ses effectifs colossaux, les sociétés de concert attirent un public tout aussi nombreux qui se presse pour entendre les symphonies et les concertos à la mode. L’ancien répertoire vit ses dernières heures : seul Rameau, avec Castor et Pollux, connaît encore les honneurs de la scène passé 1780. Le Chevalier de Saint-George – surnommé « le Mozart noir » – est une des personnalités les plus influentes : ses concertos, redoutables, marquent une nouvelle étape dans l’escalade à la virtuosité qui caractérise alors l’École de violon française. À la même période, Hyacinthe Jadin développe les possibilités du nouveau pianoforte ; nommé professeur au Conservatoire lors de sa création en 1795, il fait figure de visionnaire mais sera fauché par la mort à 24 ans seulement. Méhul, quant à lui, se révèle avec Cherubini l’un des premiers compositeurs français au style véritablement « romantique » : ses sonates, ses opéras et surtout ses quatre symphonies, ouvrent la voie à une musique d’un nouveau genre et marqueront toutes les premières années du XIXe siècle. discographie Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014) … CD. Compte rendu critique. Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014). 2014 s’est achevé sans que l’on ait vraiment en France salué ni commémoré le génie du fils Bach le plus zélé et respectueux de son père : Carl Philipp Emanuel. Celui qui fit tant pour la réhabilitation de l’oeuvre paternelle (avant Mendelssohn), fut aussi méprisé et minoré par son employeur à Berlin, -Frédéric II-, qu’il devint après Telemann, à Hambourg, une personnalité de premier plan : officielle et vénéré comme Haydn à Vienne. C’est que le génie exceptionnel de CPE pour le… CD. Bruno Procopio : Rameau in Caracas … CD. Rameau in Caracas (Bruno Procopio et The Simon Bolivar Symphony orchestra of Venezuela, 2012) … Défi magistral réussi pour jeune chef audacieux ! Ce nouveau cd Paraty adoube très officiellement le tempérament du claveciniste Bruno Procopio comme chef d’orchestre. Poursuivant une nouvelle et déjà riche collaboration avec les musiciens vénézuéliens de l’Orchestre Simon Bolivar (la phalange qui hier accompagnait et permettait aussi l’essor du jeune Gustavo Dudamel), Bruno Procopio ne montre pas seulement sa lumineuse sensibilité et sa versatilité contagieuse chez Rameau, il confirme l’ampleur et la sûreté de son approche, n’hésitant pas ici à aborder le compositeur… Rameau: Pièces de clavecin en concert (label Paraty) … Rameau: Pièces de clavecin en concert (Procopio, 2012) critique de cd Avec ses Pièces pour clavecin en concert, Rameau offre un aboutissement inégalé dans l’art de la musique de chambre mais selon son goût, c’est à dire avec impertinence et nouveauté: jamais avant lui, le clavecin, instrument polyphonique et d’accompagnement n’avait osé revendiquer son autonomie expressive de la sorte. Publié en 1741, voici bien le sommet du chambrisme français sous la règne de Louis XV: alors que Bach se concentre sur le seul tissu polyphonique, Rameau fait éclater la palette sonore du clavier central, qui de pilier confiné devient soliste… CD événement Natalia Valentin, pianoforte joue les Bagatelles de Beethoven (1 cd Paraty)… Et de 7! Depuis sa création en 2006, le jeune label Paraty, porté par le claveciniste Bruno Procopio, enchaîne les réussites discographiques. Après plusieurs récitals signés Ivan Illic, Nicolas Stavy, et récemment un superbe enregistrement Mendelssohn de Cyril Huvé (sur un piano Broadwood 1840) , voici le dernier disque de la fortepianiste Natalia Valentin, dans un cycle de partitions du jeune Beethoven. Le choix de l’’instrument (prodigieux fortepiano d’un facteur anonyme de l’Allemagne du sud, de la fin du XVIIIè, restauré par Christopher Clarke), grâce à sa “prell-mécanique”, apporte un regard neuf et une sonorité à la fois perlée et vivifiante sur les oeuvres choisies: Rondos et Bagatelles (7 de l’opus 33, datées de 1802) d’un feu époustouflant entre nervosité, grâce et élégance. Mais déjà pour Noël 2009, le jeune label aux pépites musicales annonce un superbe double album “Matinas do Natal” de Marcos Portugal: l’ensemble Turicum enregistre en première mondial une partition créée à Rio de Janeiro en 1811, véritable crèche pastorale sur le thème de la Nativité aux couleurs inédites… LIRE notre compte rendu complet du cd Les Bagatelles de Beethoven par la pianofortiste Natalia Valentin (août 2009). Comptes rendus LIRE notre compte rendu critique complet de Renaud de Sacchini par Bruno Procopio, Luisa Francesconi (les 21 et 22 mars 2015, Sala Cecília Meireles, Rio de Janeiro, Brésil) Compte rendu. Bruno Procopio ressuscite Marcos Portugal à Rio (10 décembre 2012) . Rio, Opéra. Le 10 décembre 2012. Marcos Portugal: L’oro no compra amore… Leonardo Pascoa (Giorgio), … Orchestre Symphonique du Brésil (OSB, Orquestra Sinfônica Bresileira). Bruno Procopio, direction L’Oro no compra amore ressuscite à Rio Exaltante réhabilitation à l’Opéra de Rio (Theatro Municipal) du compositeur luso brésilien Marcos Portugal: son opéra comique italien L’Oro no compra amore valait bien cette recréation, d’autant que déjà applaudi et même célébré dès 1804 à Lisbonne, il s’agit du premier opéra italien créé sur le sol brésilien à l’époque du jeune empire brésilien en 1811. L’initiative est d’autant plus légitime que Rio redécouvre l’un de… VOIR Bruno Procopio joue Neukomm et Gossec à Rio (Symphonie à 17 parties), Cidade das Artes, Rio de Janeiro, le 4 avril 2015 . VIDEO. Bruno Procopio dirige la Symphonie Héroïque de Neukomm à Rio de Janeiro (avril 2015). Montage © studio CLASSIQUENEWS.COM 2015. Le chef d’orchestre franco brésilien Bruno Procopio fait retentir le romantisme enflammé martial et lyrique de la grande Symphonie Héroïque de Neukomm créée en 1817. la Symphonie à 17parties de François-Joseph Gossec (1734-1829), composée en 1809. Partition majeure de la symphonie romantique française à l’époque de Napoléon : entre classicisme et premier romantisme, la virtuosité énergique de Gossec s’impose à nous, commune œuvre fondatrice du symphoniste français à l’époque des Viennois Haydn, Mozart et Beethoven. Bruno Procopio s’engage pour diffuser la connaissance et l’interprétation des compositeurs français en Amérique Latine : après avoir dirigé le Simon Bolivar Orchestra du Venezuela, le jeune chef à la double culture, brésilienne et française, retrouvait l’Orchestre Symphonique du Brésil à Rio de Janeiro dans un programme dédié au premier romantisme français : vitalité et énergie, puissance mais sensibilité aux détails instrumentaux… la direction du chef de l’autre côté de l’Atlantique, à la fois analytique et dramatique, trouve un équilibre idéal au service des grands classiques et romantiques français. Extraits vidéo exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.TV 2015 VOIR notre reportage Bruno Procopio dirige à Caracas, en septembre 2013 : VIDEO. A Caracas, Bruno Procopio joue CPE Bach avec l’Orchestre Simon Bolivar. En septembre 2013, le chef franco brésilien retrouve à Caracas les instrumentistes de l’Orchestre Simon Bolivar dans plusieurs Concertos et Symphonies de Carl Philipp Emanuel Bach. Après avoir jouer Rameau (ouvertures et ballets des opéras, mais sur instruments modernes en 2012), Bruno Procopio inaugure le nouvel ” Orquesta Barroca Juvenil Símon Bolivar “, phalange désormais dédiée à l’interprétation historiquement informée des œuvres baroques, classiques et préromantiques. Fougue, précision, style, mordant, l’entente du chef invité et des instrumentistes réalise l’un des meilleurs concerts CPE Bach de l’autre côté de l’Atlantique, soulignant aussi l’anniversaire CPE Bach en 2014 (300 ans de la naissance). Le fils de Jean-Sébastien est un génie défricheur et expérimentateur : sa virtuosité au clavier s’entend aussi à l’orchestre d’une liberté inventive à la fois, mélancolique et fantaisiste voire fantasque… très liée aux nouvelles tendances esthétique de l’Empfindsamkeit (“sensibilité”, courant littéraire surtout qui préfigure déjà les affres et vertiges du sentiment romantique). Reportage vidéo exclusif CLASSIQUENEWS.COM VOIR notre reportage Bruno Procopio recrée L’Oro no compra amore de Marcos Portugal, décembre 2012 : RIO, Opéra : Bruno Procopio dirige L’Oro no compra amore de Marcos Portugal (décembre 2012). Marcos Portugal, compositeur officiel de la cour impériale du Brésil compose nombre d’ouvrages italiens dont la verve et le raffinement préfigure directement Rossini… Bruno Procopio ressuscite L’oro no compta amorce, premier opéra italien représenté à l’Opéra de Rio… Pour les 250 ans de sa naissance, l’Orchestre Symphonique du Brésil (Orquesta Sinfonica Brasileira) célèbre le génie du compositeur portugais, Marcos Portugal (1762-1830). Le jeune chef français d’origine brésilienne Bruno Procopio dirige les musiciens dans une partition créée d’abord à Lisbonne en 1804 puis reprise en 1811 à Rio : L’oro non compta amorce l’essor de l’opéra dans le nouveau monde. L’Opéra de Rio accueille cette recréation majeure qui conclut la saison musicale de l’Orchestre Symphonique du Brésil. Présentée en version de concert le 10 décembre 2012, l’ouvrage jalonne un champ d’expérimentation qui permet aux instrumentistes d’élargir leur répertoire tout en ressuscitant des œuvres méconnues. GRAND REPORTAGE VIDEO, version français © CLASSIQUENEWS 2012 Paris, TCE, Théâtre des Champs Elysées Dimanche 4 décembre 2016 Bruno Procopio dirige l’Orchestre Lamoureux dans un programme Villa-Lobos, Milhaud, Jobim, Neukomm… PARIS, TCE. Musique brésilienne à Paris, le 4 décembre 2016. Tubes et musique sacrée : de Villa-Lobos et Jobim à Neukomm. Orchestre associé du TCE Théâtre des Champs-Elysées, l’Orchestre Lamoureux offre un concert de musique brésilienne à la fois éclectique et historique ; au plus large public, le programme dirigé par Bruno Procopio, maestro impetuoso et charismatique, joue des standards brésiliens universels et récents : l’enivrante Bachianas Brasileiras n°5 de Villa-Lobos, Saudades do Brasil de Milhaud, sans omettre, l’irrésistible tube, ambassadeur de l’art de vivre du quartier carioca d’Ipanema, The Girl from Ipanema de Jobim… Mais acuité personnelle du chef Procopio oblige, en liaison avec son amour pour sa culture natale et ce travail particulier dans l’interprétation des partitions classiques et romantiques, plusieurs extraits de la légendaire Missa Pro Die Acclamationes Johannes VI, signé Neukomm. C’est l’emblème de la musique impériale brésilienne, quand le Brésil devenu indépendant, construit son image sur une identité certes occidentale, mais singulière : Neukomm, le Mozart brésilien, a fourni alors à la Cour de l’Empereur du Brésil Jean VI, plusieurs partitions musicales emblématique de cet ordre politique et culturel nouveau dont témoigne évidemment la Messe écrite pour son couronnement et que Bruno Procopio à Paris, s’ingénie début décembre 2016 à ressusciter avec le faste, le souffle et le relief vocal, choral, instrumental requis. Sigismund Neukomm est bien connu des mélomanes car le Sazlbourgeois, élève de Joseph Haydn entreprit de terminer le Requiem de Mozart laissé inachevé (Libera me). La partition autographe datée de 1819 fut découverte récemment à Rio de Janeiro : elle est le fruit du travail de Neukomm installé au Brésil et qui mena son travail de composition avec le plus grand compositeur local, le mulâtre José Mauricio Nunes Garcia. La version du Requiem de Mozart, achevé par Neukomm a été enregistrée par Jean-Claude Malgoire en 2006. Concert événement “Joyaux Brésiliens au TCE, Tubes et musique sacrée, de Villa-Lobos à Neukom… par Bruno Procopio et l’Orchestre Lamoureux à PARIS… En LIRE +




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23 septembre

Le blog-notes de Claude Samuel L’opéra superstar – L’illustre Cavalli – Le sulfureux Héliogabale – Les fantasmes de Franco Fagioli – « Vous méritez un avenir meilleur »

Martin Matalon ou quand l’Amérique latine débarque à Rennes… (Ph. Patrizia Dietzi) Opéra-ci, opéra-là, comment y échapper ? Cet opéra, dont certains d’entre nous avaient, dans les années soixante, assez imprudemment je dois dire, tourné la page, est flamboyant. Un peu répétitif, certes, dans son répertoire, et parfois mis à toutes les sauces par des metteurs en scène bourrés de talent, mais iconoclastes revendiqués. Tout de même, en ce début de saison, nous avons le choix entre la Katia Kabanova de Janacek en novembre au Théâtre d’Avignon, le Rake’s progress de Stravinsky à Caen, l’Orfeo de Monteverdi à Dijon, la Cenerentola de Rossini à Lille, Pelléas et Mélisande à Limoges, L’Ange de feu (un sommet dans l’œuvre de Prokofiev, j’en reparlerai !) à Lyon, le Hamlet d’Ambroise Thomas (oui, il faut de tout pour faire un monde…) à Marseille, Le Triptyque de Puccini à Metz, Cosi fan tutte à Rouen, le très étrange Tour d’écrou de Britten à Strasbourg, Béatrice et Bénédict de ce pauvre Berlioz, qui n’eut jamais de chance en France avec ses œuvres lyriques, au Capitole de Toulouse, la Lucia di Lammermoor de Donizetti à l’Opéra de Tours et la création à Rennes (oui, une création mondiale !!!) de L’ombre de Venceslao, opéra écrit par Martin Matalon, un compositeur qui, venu de son Argentine natale, est aujourd’hui l’une des valeurs sûres de l’Ircam ; on reste dans la famille sud-américaine avec Copi, à l’origine du livret, et Jorge Lavelli pour la mise en scène : représentation où l’on nous promet « humour, tendresse et noirceur ». Spectacles que vous ne manquerez pas si, outre Rennes, vous habitez à Toulon, Reims, Avignon, Clermont, Toulouse, Bordeaux ou Montpellier. Francesco Cavalli (1602-1676), le héros du baroque vénitien (DR) Le baroque vénitien Au moment où la culture crie misère, l’opéra n’est tout de même pas si mal loti ! Je dirai même qu’à Paris, à Garnier actuellement, il est somptueusement servi. Là aussi avec une création, mais d’un compositeur mort il y a quelque trois cents quarante ans : l’illustre Francesco Cavalli (1602-1676), un représentant du baroque vénitien qui, suivant les traces de Monteverdi dont il fut l’élève, a composé quarante-et-un opéras, dont, parmi les vingt-sept qui nous sont parvenus, Ercole Amante, écrit à la demande de Mazarin à l’occasion du mariage de Louis XIV avec Marie Thérèse d’Autriche, et Eliogabalo, donné actuellement (et jusqu’au 15 octobre) à Garnier, le dernier de la série, qui fut à l’époque mis en répétitions à Venise, mais laissé pour compte en cours de route – le personnage-titre de l’opéra ayant vraisemblablement trop de turpitudes à son actif… Néron aussi, dont s’empara Monteverdi… L’Empereur de Rome (Franco Fagioli) aux pieds de Gemmira (Nadine Sierra), femme convoitée (Ph. Agathe Poupeney/Opéra de Paris) Héliogabale est un personnage historique dont la réputation est plus que sulfureuse ; empereur de Rome en 218, à quatorze ans, il exerça tous les pouvoirs jusqu’à sa mort, quatre ans plus tard ; Edward Gibbon évoque dans l’Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain « un homme voluptueux […] dont les amusements favoris consistaient à défier les passions et les préjugés de ses sujets et à fouler aux pieds toutes les lois de la décence et de la nature, qui se livra sans retenue aux débauches les plus grossières. » Un librettiste, dont on a oublié le nom, s’est jeté avec bonheur sur ce personnage sulfureux dont la sexualité ambiguë nourrit à Garnier l’imagination de Thomas Jolly, responsable de la mise en scène. Une œuvre de styliste dont l’invention s’appuie largement sur le travail très sophistiqué d’Antoine Travert, l’homme des lumières… Ne cherchons pas, malgré les sous-titres, à suivre tous les rebondissements d’une affaire tortueuse. Franco Fagioli, notre Eliogabalo, est, comme il se doit, un contre-ténor qui étale sans restriction ses fantasmes… Le spectacle, en coproduction avec l’Opéra d’Amsterdam, dure trois heures – une durée raisonnable pour l’époque. Ce n’est tout de même pas l’émotion monteverdienne, encore moins la fantaisie mozartienne qui se fera attendre un grand siècle. D’après Verdi C’est aussi un opéra, un ouvrage lyrique ultra-classique qui est installé au Théâtre des Bouffes du Nord (jusqu’au 15 octobre). Une Traviata sous-titrée « Vous méritez un avenir meilleur », agrémentée d’une précision : « d’après La Traviata de Giuseppe Verdi ». Référence : dans ce même lieu, Peter Brook a monté jadis une Carmen d’anthologie d’après Bizet, suivie par un Pelléas et Mélisande d’après Debussy, une Flûte enchantée d’après Mozart. Toutes transpositions impossibles sur une vraie scène d’opéra mais, notamment pour La Traviata, idéale dans ce lieu vermoulu où peuvent librement s’effilocher les souvenirs. De surcroît, La Traviata est là, en la personne de Judith Chemla, une merveilleuse chanteuse-comédienne d’une présence obsédante. L’ensemble où, musicalement et scéniquement, tout s’entremêle, est organisé avec autant de fermeté que de subtilité par un spécialiste des spectacles décalés : Benjamin Lazar, qui, depuis certain Bourgois Gentilhomme à la bougie, n’arrête pas de décanter nos classiques. Ce n’est ni un pastiche, ni un pied-de-nez mais avec neuf musiciens seulement (flûte, clarinette, violoncelle, contrebasse, accordéon, trombone, cor et violon) de libres variations. Et c’est magnifique ! La Violetta des Bouffes, telle qu’une version épurée nous la restitue… (Ph. Pascal Victor) Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de septembre 2016 : « Ce jour-là, 14 décembre 1784 : Mozart entre dans la franc-maçonnerie »



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20 septembre

Compte rendu concert. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins. Le 13 septembre 2016. Mozart, Ravel, Chopin, Liszt. Lucas Debargue, piano.

Compte rendu concert. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins. Le 13 septembre 2016. Mozart, Ravel, Chopin, Liszt. Lucas Debargue, piano. Ce jeune pianiste dénote une personnalité affirmée et une belle originalité. Le programme admirablement construit lui a permis de développer une science du piano qui termine son récital crescendo, s’achevant en apothéose. D’abord un Scarlatti lumineux, admirablement articulé et très plaisant pour nous mettre l’oreille en éveil. Puis la Sonate de Mozart K.310, déjà entendue sous les (lourds) doigts de Richard Goode mardi dernier, a été abordée avec beaucoup de nuances et un touché bondissant. L’équilibre entre Sturm und Drang et élégance a été parfait. Un peu plus de legato et de chant dans le deuxième mouvement auraient d’avantage comblé. LUCAS D. : un sensationnel virtuose à suivre La Ballade de Chopin a été virtuose, active, vivifiante. Point de mélancolie dans cette pièce et une joie d’un piano triomphant. Le Chopin de Lucas Debargue cherche un peu à rivaliser avec Liszt. Après l’entracte, le triptyque de Gaspard de la nuit de Ravel a monté d’un cran la virtuosité transcendante. Ondine a été d’une eau claire avec des doigts d’une précision et d’une délicatesse extrême. L’importance des nuances fait passer d’une eau pure à un tsunami final. Le Gibet impressionne mais ne glace pas. La mise en valeur des différents plans est très réussie avec un glas que rien ne fait diminuer. Les effets pianistiques sont ahurissants de précision. Mais un peu plus d’imagination est nécessaire pour évoquer le romantisme de cette abominable scène de gibet. Scarbo est la pièce la plus réussie entre la virtuosité triomphante et l’évocation du personnage cherchant à danser et à s’alléger de sa condition. Le toucher de Lucas Debargue est d’une précision admirable et rien de vient troubler le geste pianistique grandiose. Le final est proprement halluciné, hallucinant. Pour terminer le programme la première Méphisto-valse achève de nous convaincre que nous tenons là, un virtuose à la manière d’un Evgeny Kissin. Les doigts volent sur le clavier, les notes fusent de tous cotés et la danse infernale subjugue, mais toujours dans la clarté de l’articulation. Un très grand moment de piano nous a été offert par ce jeune prodige. Avec la maturité, il saura sortir d’une sorte de complétude à s’écouter jouer, gagnera en expression et en legato. Mais déjà les moyens considérables du pianiste méritent toute l’admiration et l’attention du public. Trois bis ont été généreusement offerts (Scarlatti et Chopin) par un artiste en nage mais heureux. Pianiste plein de promesses, désormais à suivre. Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonate n° 432 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate pour piano en la mineur K.310 ; Fréderic Chopin (1810-1849) : Ballade n°4 en fa mineur, op.52 ; Maurice Ravel (1875-1937) : Gaspard de La nuit ; Frantz Liszt (1811-1886) : Méphisto-Valse n°1 ; Lucas Debargue, piano. Illustration : © Evgeny Eutukhov

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20 septembre

Eliogabalo à Garnier et Tosca à Bastille

« Eliogabalo » de Cavalli. Nadine Sierra (Flavia Gemmira), Paul Groves (Alessandro Cesare), Elin Rombo (Anicia Eritea), Valer Sabadus (Giuliano Gordio) / © Opéra National de Paris – Agathe Poupeney Eliogabalo de Cavalli Ne craignons pas de le dire, il y a une petite demi-heure d’action scénique de trop dans cet Eliogabalo jusqu’ici ignoré. La musique, elle, on en reprendrait sans se lasser : en rien répétitive, mais inventive, avec ses recettes certes, mais si fraîche d’idées, et de timbres ! Et ces timbres, rendus avec une si exquise et pénétrante sensualité par la Cappella Mediterranea dirigée par Alarcon, qui semble n’être parfois qu’une seule frémissante mandoline, où viennent pincer des luths. Le livret malheureusement n’offre pas pareilles diaprures, ni variété surtout. La figure (assez monstrueuse) d’Héliogabale, empereur adolescent, exotique et pervers, n’y a plus guère de format : ici petit Néron jaloux, prêt à tuer pour jouir, et c’est tout. Le reste est intrigue, amoureuse surtout, avec malentendus et retours. Du répétitif en vérité, et le dernier acte finirait par s’y étrangler, assez absolu anticlimax. Elin Rombo (Anicia-Eritea), Emiliano-Gonzales-Toro (Lenia), Nadine-Sierra (Flavia Gemmira) / © Opéra National de Paris – Agathe Poupeney À absolument tous les autres égards, on a affaire là à une soirée admirable. L’Opéra de Paris joue évidemment un tour pendable à plus d’un ensemble, hardi mais intermittent, qui doit son existence à des recréations dans ce domaine là précisément. Ce soir les instruments sont d’époque, mais tout cela vibre et vit. Les voix sont des voix, qui nous parlent autant qu’elles chantent (et bien). Pareil casting n’est possible que dans un aussi grand (et opulent) théâtre. C’est de l’argent bien employé. Si la douzaine de représentations annoncées fait le plein, quelle mine feront les spectateurs ainsi mis en appétit, s’entendant offrir ailleurs des cordes maigres de timbre, et des voix blanches ? Franco Fagioli (Eliogabalo) / (© Opéra National de Paris – Agathe Poupeney Elin Rombo (Anicia Eritea), Nadine Sierra (Flavia Gemmira), Valer Sabadus (Giuliano Gordio) / © Opéra National de Paris – Agathe Poupeney Qu’on n’attende d’ailleurs pas de Cavalli de jouissances vocales hédonistes comme en dispenseraient Vivaldi et Haendel, avec roulades et virtuosités extrêmes. Vingt ans et quelque après le Couronnement de Poppée, on n’en est pas du tout là. Du parlare cantando au contraire, le plus souvent, ici supérieurement bien tenu, par tout le monde : et occasionnellement seulement, pour MM. Franco Fagioli (Eliogabalo) et Valer Sabadus (Giuliano Gordio) contre-ténors avérés, l’extravagance vocale qui suffit à justifier certaines soirées. La vertu d’absolument tous les chanteurs, ce soir, c’est la tenue. On pourrait être chez Mozart. C’est presque en surplus que par moments Cavalli permet à Fagioli de faire valoir les agilités stupéfiantes et les ahurissantes extrémités des registres qui mettent en transe l’habituel public de cet admirable artiste. Ce qu’on entend ici, flatté par la tessiture restreinte et le naturel du parlando, c’est le timbre, d’une beauté d’astre et poli, rayonnant, à quelque hauteur que ce soit. Régal pur. Paul Groves (Alessandro) © Agathe Poupeney – OnP Qu’égale à sa façon l’Alessandro de Paul Groves, Belmont et Werther admirables, qui ici-même fut Idoménée : vrai ténor, d’une franchise de métal exemplaire dans le parlando, d’une pureté filée simplement magique dans telle fin de phrase, rêveusement tenue. Plus léger, Valer Sabadus n’est pas moins accompli ; et l’épatant(e) Lenia d’Emiliano Gonzales Toro, entremetteuse digne pendant de l’Arnalta du Couronnement, complète cet exceptionnel quatuor ténorisant où le Zotico de Matthew Newlin apporte sa nuance ironique, l’étonnant Scott Conner en maître cocher étant seul à défendre les clefs de fa. Emiliano Gonzalez Toro (Lenia), Matthew Newlin (Zotico) / © OnP – Agathe Poupeney) Nadine Sierra (Flavia-Gemmira), Franco Fagioli (Eliogabalo) © Opéra National de Paris – Agathe-Poupeney Les dames ne risquent pas de se faire oublier. Le livret ne fait d’elle qu’objets : objets pour une dispute amoureuse. Mais à cela, qui serait bien plat, la musique de Cavalli ajoute quelque chose de cornélien, fier, tendu, et les voici toutes deux d’un tout autre relief : Flavia Gemmira (Nadine Sierra), admirable de timbre, de ligne et de projection, qui certes ne s’en tiendra pas à ses rôles élégiaques ou légers d’aujourd’hui ; et Eritea (Elin Rombo), blonde sans être molle, lyrique, à qui sa plasticité vocale ouvre mille perspectives. À côté de ces deux déesses, il faut bien dire qu’Atilia (Mariana Flores) fait un peu moustique, agréable mais aigrelette, trop contente de plaire. La meilleure surprise d’une soirée déjà si riche en découvertes, c’est Thomas Jolly : un metteur en scène follement à la mode, qui découvre l’opéra et, merveille, ne s’en moque pas mais au contraire le traite dans ses termes propres, laissant parler la musique, faisant bouger (admirablement) ses acteurs, s’abstenant d’effets spéciaux, flashes de néon, vidéos envahissantes etc : tout ce par quoi nos nouveaux metteurs en scène, croyant donner à l’opéra un coup de neuf, l’abrutissent plutôt et l’éclipsent. Miracle de plus, le costumier qu’il s’est choisi, Gareth Pugh, ne craint pas d’être presque classique. Les costumes ne sont pas des oripeaux, ils ont même de la ligne, et de la coupe, Héliogabale se voyant très justement attribuer quelques chasubles et soleils le couronnant en plus, spectaculaires sans faire m’as-tu-vu. Ajoutons le sobre décor de Thibaut Fack, qui laisse l’action fonctionner, on a le grand chelem. Serait-ce que la tendance fatale est en train de tourner ? Qu’on peut espérer que la mise en scène oublie d’en rajouter ? Alors, ce qu’on aura vécu ce soir, c’est mieux qu’un chef-d’œuvre inconnu qui revient au jour. C’est une aurore sur la scène lyrique. Salut, Thomas Jolly ! Palais Garnier, le 16 septembre 2016 Tosca de Puccini « Tosca » à l’Opéra Bastille. Anja Harteros (Tosca) / © E. Bauer (OnP) Un bonheur n’arrivant jamais seul, dès le lendemain une reprise de l’assez quelconque production de Tosca signée Pierre Audi nous apportait l’exceptionnel. Dans un lieu scénique où entrées et sorties semblent laissées au caprice du moment, trois artistes d’absolu premier rang démontraient cette vérité première de l’opéra, dont l’opéra d’aujourd’hui croit trop souvent pouvoir se passer, que la réalité et le ressort premiers, et ultimes, ce sont les chanteurs. Il fallait voir cette Tosca et ce Scarpia-ci affirmer leurs propres personnages, dans le mouvement, dans le geste, dans l’empoignade et le défi, au deuxième acte. C’était eux, les metteurs en scène, s’arrangeant comme ils pouvaient du mobilier, simples accessoires placés là par le concepteur du dispositif. Anja Harteros (Floria Tosca), Marcelo Alvarez (Mario Cavaradossi) / © E. Bauer (OnP) Il est vrai qu’on n’a pas Anja Harteros et Bryn Terfel (Scarpia) devant soi en scène tous les soirs ! Son autorité à lui, la formidable force de caractérisation qui donne un poids (et une pêche) d’enfer à son moindre frémissement de maxillaire, le culot avec lequel il balance ses aigus ou détache ses mots, avec une puissance rentrée qui les fait cingler, c’est un des miracles purs de la scène lyrique d’aujourd’hui. Le format Orson Welles à l’opéra. Elle, Anja Harteros, a montré toutes les facettes d’un talent lyrique unique aujourd’hui : se permettant des chatteries, même vocales, au I, dans la minauderie de Non la sospiri ; sortant ses griffes, aussi acérées que l’ut peut s’asséner dans le défi, au II ; merveille de lyrisme éploré dans sa prière. Mais ne laissant oublier à aucun moment, aucun, que c’est par la voix et la voix seule qu’elle s’incarne ; qu’on pourrait voir cette Tosca les yeux fermés, elle serait aussi réelle, palpable, présente. La plus glorieuse voix du monde, à qui Paris a fait enfin ovation, est plus sublime encore dans Verdi, dont seule au monde elle a la cantilène. Mais la pâte, la luminosité, la malléabilité comme à l’infini d’une pareille voix, certes Puccini sait les faire briller. C’était éblouissant pour tous et, pour le connaisseur, confondant. Anja Harteros (Floria Tosca), Marcelo Alvarez (Mario Cavaradossi) / © E. Bauer (OnP) Marcelo Alvarez (Mario Cavaradossi) ne prétend pas au génie dramatique des deux autres mais la démonstration qu’il offre n’est pas moins précieuse. Passée Recondita armonia où elle n’est pas encore échauffée (pure vacherie de Puccini d’avoir situé là un tel air), la voix s’épanouit, s’amollit, trouvant à l’occasion (c’est le contact d’Harteros qui agit, par sympathie) une morbidezza et des nuances piano, mais piano timbré devenues rarissimes dans la gent ténor. Le si naturel de Vittoria au II claque avec une insolence et une longueur d’un autre âge et un bref instant murmuré dans E lucevan nous transporte en rêve. La voix, pur miracle de l’opéra et, en dernière analyse, son ultime vérité. Un orchestre survolté par Dan Ettinger ne faisait qu’un, timbres exaltés et sublimes, avec ce triomphe. Belle rentrée ! Opéra-Bastille, le 17 septembre 2016

Wolfgang Amadeus Mozart
(1756 – 1791)

Wolfgang Amadeus Mozart (27 janvier 17561 - 5 décembre 17911), est un compositeur. Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose. On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite.



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