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Musique classique et opéra par Classissima

Wolfgang Amadeus Mozart

lundi 30 mai 2016


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Aujourd'hui

Jean-Claude Malgoire dirige L’Italienne à Alger

Classiquenews.com - Articles PARIS, TCE, les 8 et 10 juin. L’Italienne à Alger de Rossini. Nouveau Rossini subtil et facétieux , pour lequel Jean-Claude Malgoire retrouve le metteur en scène Christian Schiaretti, soit 10 ans de coopération inventive, colorée, poétique. La production de l’Atelier Lyrique de Tourcoing est présentée telle une “création prometteuse” : Malgoire retrouve ainsi la verve rossinienne, après l’immense succès de son Barbier de Séville qui en 2015 avait souligné la 30ème saison de l’ALT (Atelier Lyrique de Tourcoing). Pour le chef Fondateur de La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, revenir à Rossini c’est renouer avec l’adn de sa fine équipe de musiciens et de chanteurs : Cyrus à Babylone, Tancrède / Tancredi (2012) L’échelle de soie en marquent les jalons précédents. Pour L’Italienne à Alger (créé en 1813 à Venise par un jeune auteur de … 21 ans), le chef aborde une nouvelle perle théâtrale et lyrique qui diffuse le goût exotique pour le Moyen Orient et les Indes, un monde lointain et fantasmatique qui fascine et intrigue à la fois… curiosité tenace depuis l’Enlèvement au Sérail de Mozart et avant, Les Indes Galantes de Rameau, pour le XVIIIè, sans compter Indian Queen, ultime opéra (laissé inachevé) de Purcell à la fin du XVIIè. On voit bien que l’orientalisme à l’opéra fait recette, mais Rossini le traite avec une finesse jubilatoire et spirituelle de première qualité. Jean-Claude Malgoire a à cœur de caractériser la couleur comique et poétique de l’ouvrage (bien audible dans la banda turca, les instruments de percussion métalliques : cymbale, triangle, etc…). Délirant et souverainement critique, Rossini produit un pastiche oriental – comme Ingres dans sa Grande Odalisque, mais revisité sous le prisme de sa fabuleuse imagination. Avec Schiaretti, précédent partenaire de L’Echelle de soie, Jean-Claude Malgoire ciblera l’intelligence rossinienne, faite d’économie et de justesse expressive. Soulignons dans le rôle centrale d’Isabella, la jeune mezzo Anna Reinhold et son velouté flexible déjà applaudie au jardin des Voix de William Christie, et récemment clé de voûte du cd / programme intitulé Labirinto d’Amore d’après Kapsberger (CLIC de classiquenews de juillet 2014) L’italienne à Alger Opéra — création Opéra bouffe en deux actes de Gioachino Rossini (1792-1868) Livret d’Angelo Anelli Créé le 22 mai 1813 au Teatro San Benedetto à Venise Direction musicale : Jean Claude Malgoire Mise en scène : Christian Schiaretti Isabella, Anna Reinhold Lindoro, Artavazd Sargsyan Taddeo, Domenico Balzani Mustafa, Sergio Gallardo Elvira, Samantha Louis-Jean Haly, Renaud Delaigue Zulma, Lidia Vinyes-Curtis Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing La Grande Ecurie et la Chambre du Roy Vendredi 20 mai 2016, 20h Dimanche 22 mai 2016, 15h30 Mardi 24 mai 2016, 20h TOURCOING, Théâtre Municipal Raymond Devos Mercredi 8 juin 2016 19h30 Vendredi 10 juin 2016 19h30 PARIS, Théâtre des Champs Elysées Représentation du vendredi 20 mai en partenariat avec EDF Représentation du mardi 24 mai en partenariat avec la Banque Postale Tarifs de 33 à 45€ / 6€ – 18 ans /10€ – 26 ans / 15€ demandeurs d’emploi RENSEIGNEMENTS /RÉSERVATIONS 03.20.70.66.66 www.atelierlyriquedetourcoing.fr SYNOPSIS. Orient / occident : une sexualité pimentée, renouvelée, terreau fertile aux rebondissements comiques. Si Rossini dans sa musique recherche des couleurs orientalisantes (percussions et cuivres très présents), le bey d’Alger, Mustafa (basse) s’étant lassé de son épouse en titre (Elvira) recherche plutôt une nouvelle compagne italienne (Isabella, alto) afin de pimenter son quotidien domestique / érotique. Mais cette dernière aime Lindoro (ténor) qui comme elle, est prisonnier de l’oriental. Au sérail, les deux amants italiens parviennent à s’échapper grâce à la confusion d’une mascarade fortement alcoolisée : après avatars divers et moult quiproquos, en fin d’action, Mustafa revenu à la raison, retrouve sa douce Elvira, délaissée certes, mais toujours amoureuse… La verve comique, la saveur trépidante, l’esprit et la finesse sont les qualités d’une partition géniale, où le jeune et précoce Rossini sait mêler le pur comique bouffon, souvent délirant et décalé (trio truculent de la grosse farce du trio “Pappatacci”), et la profondeur psychologique qui approche le seria tragique. Le profil d’Isabella, à la féminité noble, les airs virtuoses pour ténor (Lindoro) saisissent par leur profondeur et leur justesse, d’autant que les couleurs de l’orchestre rossinien, touchent aussi par leur raffinement nouveau. Après l’Italienne, Rossini affirme son jeune génie et la précocité de ses dons lyriques versatiles dans l’ouvrage suivant Il Turco in Italia (1813), autre bouffonnerie d’une élégance irrésistible. Toujours en avance sur les tendances du goût, la musique marque ainsi une curiosité que Delacroix (Les femmes d’Alger, 1834) ou Ingres (Le Bain turc, 1864), illustreront à leur tour selon leur goût, mais des décennies plus tard.

Carnets sur sol

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Les adieux de juin

Je ne dépouillerai Cadences qu'à partir de la seconde moitié du mois, il faudra revenir à ce moment-là. Mais il y a déjà de quoi s'amuser. Comme On m'a déjà reproché de ne pas reformuler systématiquement mon code couleur : – Tiré de mon agenda personnel, d'où j'ai simplement expurgé les informations personnelles ou professionnelles ; pas une liste exhaustive des spectacles, simplement un relevé de ceux auxquels je pourrais avoir envie d'assister – je n'y ai eu, cher lecteur, nulle considération ni de ton service, ni de ma gloire. – Les couleurs, de même, ne reflètent que ma motivation à me déplacer, pas la qualité potentielle du spectacle (même s'il existe une forte corrélation, on s'en doute) ni même le conseil que je pourrais te donner. Mais c'est fastidieux à changer et permet de rendre le tableau plus lisible. – Violet : décidé d'y aller. – Bleu : probable, très motivé. – Vert : souhaité mais incertain. – § : pas prévu d'y aller, mais intéressant. – Astérisques : places achetées. – Rouge : à revendre. – Jaune : échéances. En cliquant sur l'image, vous ouvrez dans un nouvel onglet le calendrier complet du mois. J'attire tout particulièrement votre attention sur : 2 => Chœur de la Cathédrale de Copenhague, dans Nielsen notamment ! 3 => Olympie, le meilleur Spontini. 5 => Le Prince des Improvisateurs dans un grand format (et un film très grand public), ce qui arrive peu souvent. Et c'est pas cher. Au cinéma Le Balzac. 9 => Le Deuxième Quatuor de Gounod (très robustement écrit, on ne le croirait pas par a priori) et celui de Debussy sur boyaux par les Mosaïques. (Plus le Deuxième de Godard, agréablement fait et, bien sûr, jamais donné). 12 => Le Quatuor Arod , de mes protégés, dans le plus beau Mozart (14) et l'un des très grands Beethoven (15). 18 => Le Quatuor Akilone , récent lauréat du concours d'Évian-Bordeaux, dans un programme qui les mettra très en valeur : Beethoven 9, Schubert 12, Debussy ! 21 => Le Chœur de l'Orchestre de Paris à la Cité de la Musique, dans des pièces du XXe anglais. 21 et 24 => Tamara Rojo danse à Paris ! (et dans une très jolie partition archaïsante pot-pourri, fondée notamment sur du Hérold et du Minkus) 22 => Oratorios très rares de Liszt et Gounod. 24 => Extraits d'Alcide de Marais & Louis Lully, dans le cadre de la série de concerts des Chantres diplômés. 25 => L'excellent ténor Enguerrand de Hys dans un programme très varié (mélodie et chanson françaises), avec ensemble. 26 => Le Premier Quatuor de Hahn : sa musique de chambre mérite vraiment, vraiment le détour. 29 et 30 => Retour des oratorios semi-opératiques de Falvetti à l'Opéra Royal. Les adieux furent tendres.




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Festival Musiques en Gâtine : dernier concert aujourd’hui à 18h

Festival MUSIQUES EN GÂTINE (POITOU) : aujourd’hui à 18h, dernier concert surprise, avec Maude Gratton, Marc Mauillon… église Notre-Dame, Saint Loup sur Thouet. Concert surprise d’airs et mélodies de Machaut à Scelsi et Mobberley… Présentation du Festival Musiques en Gâtine 2016. Le 5ème festival Musiques en Gâtine rayonne dans le territoire sur 5 territoires en terre poitevine : Niortais, Thouarsais, Gâtine, Bocage Bressuirais… une immersion musicale, originale et éclectique qui à Niort, Airvault, Saint-Loup sur Thouet …, joue la carte de la diversité et du dépaysement territorial. Soit 8 concerts, 8 programmes originaux, les 20, 21, 22, 24, 26, 27, 28 et 29 mai dont les acteurs principaux réenchantent le thème de l’exploration musicale. Artistes du festival en 2016, entre autres : l’Orchestre Il Convito, le Quatuor Edding, Thomas Hobbs et Maude Gratton, Les Basses Réunies, Pierre Hamon et l’excellent baryton Marc Mauillon , qui vient de signer un sublime récital discographique dédié à Peri et Caccini, soit au premier bel canto baroque (recitar cantando : Li due Orfei, CLIC de classiquenews de mai 2016 ). L’éclectisme et les métissages tous azimuts s’offrent un bain régénérateur en Gâtine mêlant populaire et savant, instrumental et vocal, Europe médiévale et Amérique précolombienne… Avec en invité magicien inspirateur (auprès de Mozart ou des chanteurs imitateurs), l’Oiseau, élément majeur d’un envol enchanteur (voir en particulier le concert du 28 mai avec Pierre Hamon). 5ème Festival Musiques en Gâtines A l’origine du festival, l’Académie de Saint-Loup sur Thouet assure la transmission de la pratique et du savoir musical depuis 2011. A nouveau en août 2016, elle proposera tout un cycle pédagogique (6 professeurs, 20 stagiaires, 3 concerts…). Depuis 2012, le festival MUSIQUES EN GATINE créé par la pianofortiste Maude Gratton, l’une des interprètes les plus douées de sa génération, favorise la découverte et le partage des répertoires et des expériences musicales. En 2012, le Premier festival a compté 4 concerts et 11 musiciens invités. En 2016, la 5ème édition totalise 8 concerts et 40 musiciens invités, avec une multiplication des actions auprès des jeunes publics car l’événement a aussi une vocation pédagogique et de transmission très forte. La nouveauté en 2016 est la résidence de l’orchestre Il Convito acteur central du projet Mozart (à la fois symphonique concertant et lyrique). Les concerts d’ouverture en témoignent. TEMPS FORTS du Festival 2016 : les 3 premiers concerts dédiés à Mozart permettent d’écouter l’orchestre Il Convito dirigé par Maude Gratton (20,21 et 22 mai 2016) comme une soirée viennoise mêlant élégance et profondeur ; puis Les Basses Réunies (26 et 27 mai) s’accordent en un concert concertant aux timbres colorés, où les rencontres celtiques réinventent la forme libre d’un salon de Dublin ; enfin avant le concert des oiseaux défendu par le flûtiste Pierre Hamon et ses invités (Bressuire, le 28 mai), Maud Gratton à l’orgue rejoint Marc Mauillon pour un concert de clôture, “surprise”, associant orgue, voix, percussions et bandes magnétiques pour un florilège d’airs variés, de Machaut à Aperghis et Scelsi… (Eglise Notre-Dame Saint-Loup sur Thouet, 18h). Temps forts du Festival Musiques en Gâtine 2016 Cycle inaugural MOZART. Le festival réalise une somptueuse ouverture lors de ses 3 premières soirées (week end des 20, 21 et 22 mai 2016) dédiées au génie mozartien. Vendredi 20 mai 2015, à Niort, symphonisme et opéra des Lumières (programme Mozart I) : Maude Gratton dirige l’orchestre Il Convito (20 musiciens) pour jouer le Concerto pour pianoforte et plusieurs d’opéras avec le ténor Thomas Hobbs. Niort, Le moulin du Roc Samedi 21 mai 2015, à Airvault (Musée Jacques Guidez), 20h Une soirée d’intimité chambriste viennoise avec Mozart, ou Mozart II : Maude Gratton au pianoforte avec le Quatuor Edding et Thomas Hobbs, ténor (Nocturne au musée, dans la cadre de la Nuit des Musées). Au programme : Quatuor à cordes Les Dissonances K465, lieder pour ténor et pianoforte, Sonate pour pianoforte Dimanche 22 mai 2016, à Saint-Loup sur Thouet, 18h Même programme que le 20 mai : Mozart I : orchestre Il Convito avec Maude Gratton et Thomas Hobbs. A 17h avant concert à la mairie (Salle des Fêtes) concerts 5 et 6 Voyage en terre Celte par Les Basses Réunies Jeudi 26 mai 2016, 20h30 Gourgé, Grange du Chêne Vert Vendredi 27 mai 2016, 20h30 Bouillé-Saint-Paul, Grange du château Oeuvres de Francesco Geminiani, James Oswald (dit aussi David Rizzio), Lorenzo Bocchi, Turlough O’Carolan… C’est à une rencontre multiple, un échange entre deux mondes dits « savants » et « populaires », que l’ensemble d’instruments à cordes, Les Basses Réunies vous convient : l’instrumentarium mêle violes anglaises et italiennes, clavecin et harpe, et réalise un voyage en 3 étapes : le voyage des italiens avec leur musique vers la terre celte, puis la rencontre et les échanges des deux mondes avec les musiciens écossais et irlandais ; enfin, une rencontre festive avec les musiciens, avec en « off » des airs purement irish or scottish… inventif, généreux, voire interactif, le concert évoque la rencontre musicale informelle dans un salon à Dublin. Comme c’est le cas de tous les programmes des Basses Réunies, le concert de Bouillé-Saint-Paul bénéficie de la recherche sonore et organologique menée avec le luthier Charles Riché (présent lors du concert et de l’après concert) … AInsi l’ensemble a enfanté plus d’une dizaine d’instruments avec comme dessein final, la fusion du geste instrumental et du geste musical. Après-concert festif & rencontre avec les musiciens Les Basses Réunies Bruno Cocset (violoncelle et ténor de violon) Guido Balestracci (viole de gambe) Richard Myron (contrebasse) Maude Gratton (clavecin) Charles Riché (luthier) Esther Mirjam Griffioen (harpe) concert 7 Samedi 28 mai 2016, 20h30 Bressuire, Chapelle Saint-Cyprien Syrinx, un rêve d’envol... les tuyaux sonores imitent les chants d’oiseaux. Autour du flûtiste Pierre Hamon, plusieurs chanteurs et instrumentistes évoquent la diversité des chants d’oiseaux. Là encore le programme touche par la diversité des timbres et les combinaisons sonores qu’ils permettent : vases siffleurs, flûtes de l’Amérique précolombienne, flûtes traditionnelles amérindiennes, flûte préhistorique en os de vautour, Ney Iranien, Santur, percussions, flûtes de Pan en plumes de condor… médiéval européen et improvisations diverses autour du thème de l’oiseau… sLe cycle offre une rencontre « Orient / Occident » entre la tradition persane de Taghi Akhbari, l’Amérique précolombienne d’Esteban Valdivia, l’Europe médiévale de Pierre Hamon, et la fantaisie unique des chanteurs oiseaux, Jean Boucault et Johnny Rasse, sous le signe tutélaire de l’Oiseau. Avec : Pierre Hamon, flûtes du monde Johnny Rasse et Jean Boucault, chanteurs d’Oiseaux Esteban Valdivia, flûtes amérindiennes et précolombiennes Taghi Akhbari, chant persan A 15h : avant concert (découverte des instruments), à 17h30 : visite de Bressuire et sa coulée verte… concert 8 Dimanche 29 mai 2016, 18h Eglise Notre-Dame Saint-Loup sur Thouet Concert surprise, voix, orgue et percussions Avec Maude Gratton (orgue), Marc Mauillon (baryton), Hélène Colombotti (percussions) et aussi bandes magnétiques. A 17h, avant-concert sur place pour une découverte du grand orgue, puis concert vocal à 18h, de la monodie médiévale aux airs contemporains soit mélodies de Machaut à Aperghis, Scelsi, Paulet, Mobberley… le programme se recentre autour du grand orgue de l’église Saint-Loup-sur-Thouet, cœur du festival Musiques en Gâtine. Billetterie / informations : RÉSERVATIONS Par email reservation@musiques-gatine.com Par téléphone 05 49 64 24 24 / 06 33 53 41 55 Via le formulaire de contact sur www.musiques-gatine.com Merci d’indiquer le numéro du ou des concert(s) choisi(s) et les tarifs correspondants. BILLETTERIE – Ouverture le 1er avril 2016 Pour régler et recevoir vos billets avant le festival, merci d’envoyer avant le 10 mai 2016 le règlement par chèque à l’ordre de Musiques en Gâtine accompagné d’une enveloppe libellée à votre adresse et timbrée Envoi avant le 10 mai à : Musiques en Gâtine 13 allée de Bragance 93 320 Les Pavillons-sous-Bois INFOS et RESERVATIONS sur le site du festival Musiques en Gâtine www.musiques-gatine.com Informations/réservations : 06 33 53 41 55 – 05 49 64 24 24 reservation@musiques-gatine.com www.musique-gatine.com

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28 mai

CD événement, compte rendu critique. Beethoven : Missa Solemnis : Nikolaus Harnoncourt (2015, 1 cd Sony classical)

CD événement, compte rendu critique. Beethoven : Missa Solemnis : Nikolaus Harnoncourt (2015, 1 cd Sony classical). La Missa Solemnis de Beethoven : L’adieu à la vie d’Harnoncourt. On connaît évidemment la référence de l’œuvre, monument discographique indépassable par sa fièvre, sa poésie, son souffle collectif comme ses incises individuelles, la Missa Solemnis de Karajan enregistré en 1985 (là aussi véritable testament artistique du maître autrichien) qui reste aussi le sommet de l’esthétique Karajan de l’enregistrement. Un autre immense chef qui nous a donc quitté après l’avoir livré, Nikolaus Harnoncourt l’intrépide (né berlinois en 1929, décédé en mars 2016), nous offre sa propre vision de la Solemnis. Pour celui qui utilise les instruments d’époque pour non plus ressusciter les partitions du passé mais bien les électriser, le défi de la Solemnis, arche morale et spirituelle est un but toujours ciblé, un Graal. Or dès 1954, la fondation de son propre ensemble Concentus Musicus à Vienne indique désormais la voie de la résurrection musicale. Jouer dans la joie. Recréer par la rhétorique et l’éloquence servie, le mouvement de l’échange, l’expressivité mordante, titillante du dialogue… Non plus divertir, mais déranger le public et les interprètes, et les secouer même s’il le faut. La direction toute d’atténuation sidérante dans la résolution finale de cette Solemnis, au rebondissement conclusif digne d’un opéra, atteint un degré de cohérence et d’extrême fragilité à couper le souffle. Le dernier accord en ce sens est inscrit dans le silence, comme une révérence depuis le début présente, enfin exprimée. Enregistrée live en juillet 2015, la Missa Solemnis comporte le dernier Harnoncourt à son sommet… Testament spirituel de Nikolaus Harnoncourt C’est ce que nous enseigne et diffuse ce dernier enregistrement dédié à Beethoven. AInsi conclut Harnoncourt le défricheur visionnaire. Son irrespect tous azimut, sa détestation des postures, ont aiguisé un esprit expérimentateur, foncièrement, viscéralement libre dont CLASSIQUENEWS a mesuré par un CLIC de mai 2016, l’excellence poétique, dans les Symphonies de Beethoven (n°4 et n°5, CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016 : lire notre critique complète des Symphonies de Beethoven par Nikolaus Harnoncourt) ; à croire qu’après Mozart, Harnoncourt au final n’a respiré que par le génie de Bonn après avoir approfondi comme peu, la gravité innocente de Wolfgang. On sait que Beethoven fut une source d’immense admiration et peut-être l’origine de sa vocation musicale, découvrant ce qu’en tirait Furtwängler. Le dernier Harnoncourt a rebours de bien des lectures molles et consensuelles nous apporte la preuve des bienfaits de l’audace, de la critique ; l’illumination qui naît de la révélation : le maestro sait le monde ; son défaitisme et son pessimisme en ont témoigné. Ils ont exprimé une expérience de la vie humaine : tout n’est qu’un vide criant, nourri par la bêtise et la barbarie ordinaire ; il n’y a que l’art qui puisse nous sortir de la pensée réaliste, hideuse, incontournable. On y retrouve le regard parfois exorbité du maître, d’une sincérité irrésistible. Une clairvoyance décuplée, déposée dans chacun de ses gestes, de ses phrases pour un orchestre miroir. On s’y délecte surtout de sa lecture féline et suave, éruptive, prête à toutes les (re)découvertes sur une partition dont le Maître ne cesse de révéler l’âpreté expressive, la justesse poétique, la profonde humanité. Voici donc le testament artistique (et sacré) du Maître Harnoncourt, enregistré sur le vif lors du dernier festival Styriarte fondé par le chef à Graz, en juillet 2015. On y retrouve le même pouvoir sidérant détecté dans ses dernières Symphonies de Beethoven (4 et 5), complément de la Solemnis, composant un dernier témoignage avant sa mort. Le souffle, la grandeur, une éloquence ciselée qui ralentit volontiers les tempi, laisse s’épanouir le sentiment collectif d’une pleine conscience, comme le relief des instruments anciens (flûte, cors, hautbois) attestent évidemment d’une réflexion sur la partition menée depuis des décennies. Abordée dès 1988, au moment de son premier Fidelio à Hambourg, la Solemnis est une cathédrale impressionnante dont le maestro restitue et soigne constamment l’esprit de clarté, et aussi la sérénité “impénétrable” (ce choeur fraternel semble nous renvoyer le miracle d’une humanité enfin réconciliée). Les séquences solistes et choeurs sont bouleversantes : “Amen” du finale de l’Et resurrexit ; traitées avec une tendresse intérieure nouvelle. L’oeuvre écrite pour l’élévation d’un ascendant du chef lui-même, l’archiduc Rodolphe d’Autriche (un ancien élève de Beethoven) au titre d’Archevêque d’Olomouc, est conçue sur un long terme de 1817 à 1823. Sa grandeur n’écarte pas son profond et grave questionnement : la concentration recueillie des solistes (début du Sanctus); l’approfondissement spectaculaire et d’une majesté qui reste secrète dans le mystère d’une révélation silencieuse du Praeludium et du bouleversant Benedictus qui lui succède, traduisent cette humanisme d’un Beethoven qui parle au cœur, instant de suspension ultime, où comme si à l’orchestre murmurant, caressant, il s’agissait des eaux qui se retirent pour découvrir / envisager un monde nouveau ; le compositeur / le chef exprime(nt) sa/leur plus touchante prière dans l’énoncé du violon solo (dialoguant avec les bois veloutés et suaves – basson, clarinette…, puis les solistes et le choeur) : prière pour une humanité libérée de ses entraves. Le quatuor vocal réunit par Harnoncourt est irrésistible (la basse et ses phrasés : Ruben Drole saisit) : voilà qui nous parle d’humanité, que d’humanité en une effusion d’une sensibilité adoucie, rassérénée… à pleurer. Ce testament de Nikolaus Harnoncourt est un événement, incontournable à écouter, mesurer, comprendre ; d’une vérité sincère qui est souvent le propre des ultimes témoignages des maestros en leur fin sublime et déclinante (LIRE ici l’enregistrement sur le vif de la Symphonie n°9 de Bruckner par Claudio abbado avec l’Orchestre du festival de Lucerne, captée en août 2013 quelques mois avant sa disparition, publié par DG en 2015, elle aussi gravure superlative couronnée par le CLIC de CLASSIQUENEWS ). La profonde acuité des accents, l’équilibre, la transparence et la clarté, l’éloquence chambriste de cette lecture (la dernière séquence Dona nobis, imprécation énoncée par la basse et le choeur d’une atténuation grave, inspirée par le renoncement en une couleur wagnérienne- étend dans sa première phase, une langueur de sépulcre), sans omettre l’unité recueillie, tendre et sereine du choeur et des solistes d’un bout à l’autre, frappent et singularisent une lecture qui deviendra légendaire à n’en pas douter (finale porté par une espérance d’une sincérité retenue, pudique, franche). La vérité est beauté : elle naît du risque assumée, portée avec une grâce inouïe, sous la direction d’un chef qui donne tout.. puis s’enfonce dans le mystère. Bouleversant. CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2016. CD événement, compte rendu critique : Beethoven, Missa Solemnis opus 123 (1823). Laura Aikin, Bernarda Fink, Johannes Chum, Ruben Noble. Arnold Schoenberg Chor, Concentus Musicus Wien. Nikolaus Harnoncourt, direction. 1 cd Sony classical. Enregistré à Graz (Autriche) en juillet 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS.COM LIRE aussi les dernières Symphonies de Mozart, n°39,41 et 41, “oratorio instrumental” par Nikolaus Harnoncourt (Sony classical, 2014)



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28 mai

CD, coffret, annonce. DECCA SOUND 55 great vocal recitals

CD, coffret, annonce. DECCA SOUND 55 great vocal recitals. Une affiche à faire pâlir toutes les maisons d’opéra : le coffret DECCA SOUND 55 great vocal recitals offre une récapitulation des plus grandes voix du siècle dernier et de celui commençant, synthèse entre les XXè et XXIè, qui place de fait Decca parmi les labels qui ont le plus compté dans l’émergence et la diffusion des tempéraments vocaux et lyriques les plus sidérants. Ce sont les archives du label d’Universal music, un filon inestimable qui retrace les gloires passées des années 1950, 1960, 1970, 1980, 1990… jusqu’aux étoiles contemporaines : Kaufmann ou Calleja, deux ténors en or. Dans les domaines enviables et impressionnants tant ils exigent profondeur, finesse, agilité ou legato, soit opéra italien et français, Wagner et les lieder et mélodies, voici les grandes voix admirables qui nous ont bercé, qui ont façonné aussi notre goût, touts et toutes uniques dans leur spécificité incarnée, parfois d’une vérité criante ou d’une blessure envoûtante à jamais mémorable. Decca ne fait que livrer une partie infime de son immense catalogue vocal. Ce premier volet en appelé d’autres : nous en sommes déjà impatients. 55 récitals, 55 voix légendaires Ici, chaque chanteur, tempérament singulier, révélant sa propre identité sonore, sa marque artistique forte dans un répertoire désormais bien délimité, enregistre chez Decca relève d’un accomplissement et d’une reconnaissance semblable aux pianistes qui donnent un récital à Carnegie Hall : un tremplin formidable et déjà, un statut à part. De là à passer au statut de légende vivante, le pas est souvent vite franchi. Voyez ainsi dans les oeuvres qu’ils ont profondément marqué par la justesse de leur incarnation : pour les années 1950 : Ferrier, Corena…; pour les 60’s : Berganza, Nilson, Crespin… ; pour les 70’s : Pavarotti, Södeström…; pour les 80’s : Kanawa, Bartoli… pour les 90’s : Gheorghiu, Fleming, … Chanteurs par date d’enregistrement de leur récital titre : Suzanne Danco (1950-1956), Kathleen Ferrier (1950-1952), Cesare Siepi (1954-1958), Fernando Corena (1952-1956), Mario del Monaco (1952-1956), Kirsten Flagstad (1956-1958), Lisa della Casa (1952-1956), Giuletta Simionato (1955-1961), Gérard Souzay (1950-1956), Carlo Bergonzi (1957-1965), Giuseppe di Stefano (1958), John Sutherland (1959-1962), Regina Resnik (1960-1967), Hilde Gueden (1951-1969), Teresa Berganza (1959-1962), Tom Krause (1965-1967), Peter Pears (WIntereise de Schubert avec au piano Benjamin Britten, 1963), Birgitt Nilson (1962-1963), Marilyn Horne (1964-1966), Renata Tebaldi (1958-1972), Hermann Prey (Schwanengesang de Schubert de 1963 avec Gerald Moore au piano), Elena Souliotis (1965-1967), Régine Crespin (1963-1967), Gwyneth Jones (1966-1968), Luciano Pavarotti (1964-1976), Nicolai Ghiaurov (1962-1974), Sherill Milnes (1971-1978), Hans Hotter (lieder et mélodies, 1973), Sylvia Sass (1977-1978), Pilar Lorengar (1966-1978), Elisabeth Söderström (mélodies russes avec Vladimir Ashkenzay au piano 1974-1977), Mirella Freni et Renata Scotto en duo (1978), Martti Talvela (1969, 1980), Paata Burchuladze (1984), Leo Nucci (1986), Susan Dunn (1987), Cecilia Bartoli (1988), Kiri Te Kanawa (1989), Brigitte Fassbaender (1990), Sumi Jo (1993), Angela Gheorghiu (1995), Andreas Scholl (1998), René Fleming (Mozart, Tchaikovski, Strauss… avec Solti, 1996), Barabara Bonney (1999), Matthias Goerne (2000), Juan Diego Florez (2002), Jonas Kaufmann (avec Claudio Abbado en 2008), Joseph Calleja (2010). Sans omettre les moins connus Virginia Zeani, Jennifer Vyvyan, Robert Merril et James McCracken (duo, 1963-1965), Huguette Tourangeau (1970-1975), Maria Chiara (1971-1977), Josephine Barstow (1989), Kiri Te Kanawa (1989)… CD, coffret, annonce. DECCA SOUND 55 great vocal recitals. Prochaine grande critique dans le mag cd dvd livres de classiquenews. CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2016.

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28 mai

Opéra magazine, juin 2016. Elza van den Heever

OPERA MAGAZINE juin 2016 : Elza van der Heever, à la une. Grand Entretien : la soprano Elza van den Heever. Après avoir triomphé dans Don Carlo à l’Opéra National de Bordeaux, en septembre dernier, la soprano franco-sud-africaine, désormais lancée dans une grande carrière internationale, retrouve Elisabetta à l’Opéra National du Rhin, à partir du 17 juin, dans une nouvelle production de Robert Carsen. Un rôle qui lui va comme un gant, à l’instar d’une autre célèbre Elisabetta, celle de Maria Stuarda, où elle vient à nouveau de rallier tous les suffrages au Metropolitan Opera de New York. Rencontres. Carlo Fuortes : Entré en fonctions le 21 décembre 2013, au moment où l’institution s’enfonçait dans la crise, le surintendant du Teatro dell’Opera de Rome a remis le navire à flot : augmentation du nombre de représentations, recettes en hausse… Il explique les raisons de son succès. Scott Hendricks : Après Macbeth, Un ballo in maschera, La traviata, Il trovatore et Salome, le baryton américain revient à Bruxelles pour Sweeney Todd qui, à partir du 14 juin, remplace la création mondiale de Frankenstein initialement annoncée. Puis ce sera le retour à Macbeth, le 13 septembre. Jeune talent : la soprano Chiara Skerath. La soprano belgo-suisse, qui vient d’achever à l’Opéra Royal de Versailles la tournée européenne du Lucio Silla dirigé par Laurence Equilbey, abordera Zerlina dans Don Giovanni au Théâtre Royal de Drottningholm, le 13 août prochain, avec Marc Minkowski au pupitre. Anniversaire : la baryton Giuseppe Taddei Disparu en 2010, le baryton italien aurait fêté ses 100 ans, le 26 juin. L’occasion de rendre hommage à celui qui demeure l’un des plus grands chanteurs italiens de la deuxième moitié du XXe siècle, aussi à l’aise dans les emplois comiques que tragiques, de Mozart à Puccini, en passant par Rossini, Bizet, Verdi et Tchaïkovski. Reportage. Les 25 ans du programme « Dix Mois d’École et d’Opéra » Créé en 1991 par l’Opéra National de Paris, en partenariat avec l’Éducation Nationale, et réservé aux élèves relevant de l’Éducation prioritaire, le programme « Dix Mois d’École et d’Opéra » fait le pari que révéler à ces jeunes, issus de quartiers défavorisés, un monde de beauté dont ils n’ont aucune idée ou dont ils se sentent écartés, peut être un bon moyen de briser la spirale de l’échec et de l’exclusion, en leur redonnant le goût de l’apprentissage et de l’effort. Opéra Magazine est allé enquêter sur place, au contact des intéressés, pour constater à quel point cette initiative est un incontestable succès, en ouvrant parallèlement ses colonnes à Catherine Ferrant, déléguée générale de la Fondation Total, le mécène privé sans lequel rien n’aurait été possible. Comptes rendus : Les scènes, concerts, récitals et concours. Guide pratique : La sélection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles. OPERA MAGAZINE juin 2016 : Elza van der Heever, à la une. Parution : mercredi 1er juin 2016.

Wolfgang Amadeus Mozart
(1756 – 1791)

Wolfgang Amadeus Mozart (27 janvier 17561 - 5 décembre 17911), est un compositeur. Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose. On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite.



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