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Musique classique et opéra par Classissima

Wolfgang Amadeus Mozart

lundi 16 janvier 2017


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11 janvier

COMPTE RENDU, OPERA. Nancy. Opéra National de Lorraine, le 3 janvier 2017. Jacques Offenbach : Geneviève de Brabant. Eric Huchet, Sandrine Buendia, Rémy Mathieu, Clémence Tilquin, Diana Higbee, Jean-Marc Bihour, Boris Grappe. Claude Schnitzler, direction musicale. Carlos Wagner, mise en scène

Classiquenews.com - Articles COMPTE RENDU, OPERA. Nancy. Opéra National de Lorraine, le 3 janvier 2017. Jacques Offenbach : Geneviève de Brabant. Eric Huchet, Sandrine Buendia, Rémy Mathieu, Clémence Tilquin, Diana Higbee, Jean-Marc Bihour, Boris Grappe. Claude Schnitzler, direction musicale. Carlos Wagner, mise en scène. Pour les fêtes qui célèbrent la fin de l’année 2017, l’Opéra National de Lorraine présente au public nancéen la production de la rarissime Geneviève de Brabant de Jacques Offenbach qu’il a coproduite avec l’Opéra National de Montpellier, où elle a déjà été jouée durant la saison passée. Créée en 1859 dans une version en deux actes aux Bouffes-Parisiens, le théâtre du compositeur, cette œuvre a été remaniée plusieurs fois par son auteur et ainsi remontée en 1867 dans une version en trois actes, version finalement augmentée encore de plusieurs numéros pour devenir en 1875 un opéra-féérie. Genèse pour le moins chaotique d’un ouvrage loin d’être simple à défendre, car moins immédiatement drôle que les pages les plus célèbres du petit Mozart des Champs-Elyées. Comme bien souvent, Offenbach tord le nez à une légende célèbre, celle de Geneviève de Brabant, répudiée par son époux, le palatin Siffroi, et recueillie dans les bois par une biche. Ainsi, dans cette relecture du mythe, Geneviève et son époux ne peuvent avoir d’enfants, le duc Sifroy ne paraissant pas très émoustillé par sa femme. Un jeune pâtissier, le malin Drogan, concocte un pâté prétendument aphrodisiaque pour pouvoir devenir page de Geneviève. Dans l’ombre, le conseiller du duc, l’infâme Golo, ourdit les plus noirs projets, désirant devenir maître du Brabant. Il tente tous les subterfuges, en versant notamment de la poudre à éternuer dans la chambre de Geneviève, pour empêcher le couple de se retrouver, afin de laisser le Brabant sans héritier. Entre soudain Charles Martel, qui entraîne Sifroy avec lui vers la Palestine. Le duc suit le preux chevalier, non sans avoir préalablement confié les clefs de son royaume à Golo durant son absence et répudié sa femme, comme le veut la légende. Tripatouillage au Brabant Cachée dans la forêt, Geneviève croise la route d’Isoline, la femme de Golo, qui avait loué les services d’un enfant pour garder en vain son mari, et lui sous-loue le marmot pour rentrer au Brabant en compagnie de Sifroy qui n’était finalement jamais arrivé en Palestine, les fiers guerriers ayant préféré festoyer gaiement chez Charles Martel. La traitrise de Golo enfin révélée, Geneviève est unanimement fêtée, ayant enfin donné un fils au Brabant. Intrigue hautement improbable comme on peut le voir, qui change d’ailleurs selon les versions. Dans celle de 1867, Drogan acquiert un rôle essentiel, pénétrant notamment dans les appartements de Geneviève sous les habits de Sifroy pour « sauver le Brabant »… Pour cette production, le metteur en scène Carlos Wagner a choisi de respecter l’intrigue de la version de 1859, telle que résumée ci-dessus, mais en opérant un étrange mélange entre cette version et celle de 1867. Ce qui nous vaut un livret décousu et une partition tout aussi déséquilibrée, les plus belles pages de la version de 1867 ayant disparu, notamment la superbe scène du premier acte réunissant Geneviève, sa suivante Brigitte et Drogan devenu page, dans un trio qui sonne comme un clin d’œil évident de la part d’Offenbach à Mozart et ses Noces de Figaro. D’autres passages sont joués dans leur état primitif de 1859, comme le petit air dévolu à l’enfant loué par Isoline, qui deviendra plus tard la mise à mort avortée de Geneviève. Le début de l’œuvre, en revanche, est celui de 1867, comportant l’air de Vanderprout, celui du pâté dévolu à Drogan ainsi que le charmant duo entre le jeune pâtissier et Geneviève. Golo hérite ensuite de sa sérénade de 1859, alors que les célèbres et jubilatoires couplets de la Poule auquel à droit Sifroy sont présentés dans leur version de 1867, et on apprécie sans réserve cet air absolument délirant. Suivent, issus de la version de 1859, le chœur des baigneuses et surtout les couplets de Brigitte sur la Fille à Mathurin, dont le thème deviendra plus tard la transformation du timide pâtissier en page hardi et tendrement séducteur. On est en revanche heureux de découvrir à la scène la scène des éternuements de 1859, remplacée en 1867 par une violente indigestion chez Sifroy causée par un excès de pâté et qui lui interdit de conclure avec sa femme. Cette scène résolument sternutatoire demeure l’un des sommets de la soirée, rappelant irrésistiblement le Barbier de Séville de Paisiello, dans lequel on retrouve un moment semblable. On retrouve ensuite la version de 1867 avec les couplets du thé que chante Sifroy, évoquant dans son dialogue suivant la fameuse indigestion… dont il n’avait pas encore été question jusque-là ! Après le Boléro de Charles Martel, qu’on trouve dans les deux versions, le final du premier acte est celui de 1859, avec l’apparition inopinée et assez incompréhensible du Chevalier Noir – en fait Isoline casquée – venu défendre l’honneur de Geneviève rejetée. Un final manquant de concision – celui de 1867, très similaire mais plus ramassé, fonctionne infiniment mieux – et de panache, toute l’exposition du refrain et du solennel thème secondaire du départ vers la Palestine ayant été coupée, réduisant à peu de choses le tourbillon que cette musique pourrait être. L’entracte passé, tout s’enchaîne très vite. On reconnaît la version de 1867, mais il n’en reste musicalement presque plus rien. Le duo des gardes a survécu, ainsi que le chant de l’Ermite du ravin ; de la fête endiablée chez Martel ne subsiste plus que la ronde des Infidèles ; Geneviève chante sa Biche, le Quatuor des chasseurs fait une apparition, Sifroy conserve son air du retour, et l’entrée successive des accusateurs de Golo fait toujours son effet. De la version de 1859 ne sont rajoutés que l’air de l’enfant que nous évoquions plus haut ainsi que le récitatif d’Isoline conduisant Geneviève sur le trône avant le chœur final. Un sacré tripatouillage, renforcé un peu plus par la mise en scène évoquant fortement une série américaine avec ses maisons bariolées, ses jardins, sa piscine et son feu tricolore. Les vulgarités qui avaient été déplorées lors de la création de la production à Montpellier semblent n’avoir pas fait le voyage, et c’est heureux, l’œuvre paraissant ainsi traitée avec davantage de respect. Néanmoins, les dialogues ne sont pas toujours heureux, les passages réécrits jurant par leur familiarité avec le texte original qui les entoure, et on ne peut s’empêcher, au tout début de la seconde partie, de sursauter en entendant le bourgmestre évoquer le « ravin », le mot d’origine ayant été conservé ici, quand nous sommes toujours le décor unique du lotissement ! Musicalement, en revanche, l’oreille est comblée, l’ensemble du plateau n’appelant que des éloges. A tout seigneur, tout honneur : le Sifroy croqué par Eric Huchet est épatant de naturel vocal, l’écriture pourtant périlleuse du rôle paraissant faite pour lui, et le comédien se donne sans compter jusque dans son hilarant retour, costumé en Cléopâtre de cabaret. On glousse d’aise en l’entendant caqueter aussi superbement, une magnifique performance. A ses côtés, le rôle-titre – paradoxalement sacrifié dans l’œuvre, sa partie n’étant pas la plus riche ni la plus intéressante – trouve en Sandrine Buendia une interprète idéale. En plus d’avoir du charme, sa Geneviève se révèle très bien chantée : l’instrument est joli et sonore, bien projeté, les nuances bien exécutées, et sa Biche réussit à échapper à toute mièvrerie, ce qui n’est pas un mince compliment. Réduit à la portion congrue, le rôle de Drogan, ici interprété par un ténor – bien qu’ayant été écrit pour un soprano travesti et chanté comme tel à Montpellier –, est néanmoins bien défendu par un Rémy Mathieu faisant montre d’une belle musicalité. Néanmoins, on regrette que ses aigus soient aussi prudents et détimbrés dès le sol, et on souhaite sincèrement que ce jeune artiste trouve la clef de ses notes hautes, le matériau vocal en vaut la peine. Impressionnante d’éclat et de présence, la Brigitte survitaminée de Clémence Tilquin emplit la salle par sa puissance vocale déployée avec facilité, au point de presque voler la vedette à sa maîtresse. Croisement réussi entre Xena la guerrière et Wonder Woman, l’Isoline aérienne – c’est le cas de le dire – de Diana Higbee marque les esprits tant par son costume que par sa voix cristalline et riche d’harmoniques. Excellent Vanderprout de Raphaël Brémard, comme toujours sans reproche et qu’on aimerait entendre dans des rôles plus conséquents, désopilant Narcisse de Virgile Frannais, et inénarrable numéro de duettistes formé par le Pitou simplet de François Piolino et le Grabuge bourru et flamand de Philippe Ermelier. Seul le Charles Martel parfois engorgé de Boris Grappe marque peu les esprits, malgré un sol aigu spectaculaire à la fin de son Boléro. Mention spéciale au Golo fabuleusement sinistre de Jean-Marc Bihour, longue silhouette mince surgissant de partout et nulle part aux moments les plus inattendus, et chantant sa sérénade comme le ferait un serpent, fascinant et inquiétant à la fois. Belle prestation également du chœur maison, excellemment préparé. Sous la direction remarquablement équilibrée de Claude Schnitzler, l’un de nos meilleurs chefs lyriques, l’orchestre sonne superbement, servant cette musique avec les honneurs qui lui reviennent. Malgré des maladresses, cette production aura eu le mérite de faire redécouvrir au public la Geneviève de Brabant imaginée par Offenbach. Puisse-t-elle avoir une suite, l’ouvrage le mérite assurément. _____________________ COMPTE RENDU, OPERA. Nancy. Opéra National de Lorraine, 3 janvier 2017. Jacques Offenbach : Geneviève de Brabant. Livret de Hector Crémieux, Etienne Tréfeu et Adolphe Jaime. Avec Sifroy : Eric Huchet ; Geneviève : Sandrine Buendina ; Drogan : Rémy Mathieu ; Brigitte : Clémence Tilquin ; Isoline : Diana Higbee ; Golo : Jean-Marc Bihour ; Charles Martel : Boris Grappe ; Vanderprout : Raphaël Brémard ; Narcisse ; Virgile Frannais ; Pitou : François Piolino ; Grabuge : Philippe Ermelier. Chœur de l’Opéra National de Lorraine. Chef de chœur : Merion Powell. Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy. Direction musicale : Claude Schnitzler. Mise en scène : Carlos Wagner ; Décors : Rifail Ajdarpasic ; Costumes : Christophe Ouvrard ; Lumières : Fabrice Kebour

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10 janvier

ut pictura musica… Continuo… di Ferruccio Nuzzo – XXIV – Heinrich Ignaz Franz von Biber – Les Sonates du Rosaire

* un nouvel article de Ferruccio Nuzzo * Feruccio Nuzzo Heinrich Ignaz Franz von Biber Autrefois j’écoutais beaucoup, peut-être trop, de musique, avec l’avidité de celui qui n’a jamais réussi à tirer d’un instrument trois notes faisant sens. Aujourd’hui je n’en écoute plus par vaine curiosité ou distraction, et je dois, en outre, avouer que dans mon Temple de la Musique, les Œuvres sont désormais peu nombreuses et les Divinités bien rares. Et, parmi celles-ci, seule Hélène Schmitt est l’objet d’hyperdulie effrénée (sinon de latrie). Elle surgit, foudroyante et resplendissante, à mon horizon il y a déjà plusieurs années, avec ses deux CD des Sonates et Partitas de Johann Sebastian Bach, éditées par Alpha, auxquels fera suite une série d’enregistrements géniaux, et enthousiasmants. La découverte, surtout, de Giovanni Stefano Carbonelli, Ignazio Albertini et Nicola Matteis, compositeurs italiens complètement oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles, mais aussi de Marco Uccellini. Johann Heinrich Schmelzer, et certaines Sonates des jeunes Mozart et Beethoven. Puis un silence préoccupant et irrespirable. Or après ce silence – recherche ? méditation ? ou distraction des maisons discographiques désormais attirées surtout par les séductions mensongères, immédiates, et frivoles de jeunes et capricieux solistes d’apparence flatteuse – Hélène refait surface avec un chef-d’œuvre, ces Sonates du Rosaire, architecture vertigineuse qu’Heinrich Ignaz Franz von Biber a édifiée autour de quinze Mystères – joyeux, douloureux, et glorieux – qui encadrent les Pater, Ave, et Gloria de notre enfance et qui ronronnent encore le soir dans les églises à moitié désertes (récemment, Jean-Paul II a introduit « facultativement », les mystères lumineux que toutefois, jusqu’à maintenant, aucun compositeur n’a mis en musique). Au-delà, cependant, de leur inspiration mystique, ces Sonates fascinantes – dédicacées par Biber à l’archevêque de Salzbourg, son protecteur, dissimulent un contenu, un mystère, bien plus intéressant pour l’interprète, pour le musicologue, et pour celui qui aujourd’hui les écoute, un mystère qui concerne une utilisation particulière – et, dans ce cas, difficilement justifiable – du violon. Le compositeur exige, en fait, pour chacune des Sonates une scordatura différente (seulement pour la Passacaille qui conclue l’œuvre l’accord est traditionnel : sol, la, ré, mi) ce qui implique une manière un peu folle de sonner, avec des doigtés constamment différents. Ce n’est pas là une raison pour m’égarer en analyses techniques, il suffira de dire que Biber n’a jamais fourni une explication pour ce choix, lequel, d’autre part, l’annonce ainsi à l’évêque commanditaire : « J’ai accordé ma lyre aux quinze mystères… ». Extravagance métaphorique ? Il faut ajouter que la musique de ces Sonates n’est pas représentative, ne figure pas des sentiments humains ; il faut les considérer – de dire Hélène – comme une série de méditations sur la flagellation, la croix, etc. Et j’ajouterais : de prières. De prières qui alternent à la manière d’une récitation intérieure perpétuelle (comme celle des Récits d’un pèlerin russe), avec celle, vertigineuse, et irrésistible, des Derviches tourneurs. Il reste beaucoup à dire sur l’interprétation d’Hélène Schmitt. Je ne veux pas parler de sa technique, laquelle encore une fois surprend pour son exceptionnelle justesse qui n’exclue pas la spontanéité, mais de sa participation au mystère, à la prière, en une révélation de l’œuvre qui va au-delà de toute explication possible. Il est extrêmement rare – mais de temps en temps cela arrive – que les œuvres faisant l’objet de davantage de discussions, plus sujettes à des lectures diverses et conflictuelles, s’illuminent soudain à la lumière de la Vérité, à travers une interprétation qui – même si on ne sait dire pourquoi – on ressent comme définitive, tant elle réunit toutes les significations et les intentions. Il y a une vidéo où Hélène parle de sa vision de ces Sonates dans laquelle sont visibles quelques – peu hélas – moments de l’enregistrement. Dans ces images, dans l’intensité de l’expression d’Hélène, médium génial, il y a tout ce que je vous ai dit, mais encore plus l’ineffable splendeur de sa participation révélatrice. Heinrich Ignaz Franz von Biber Die Rosenkranzsonaten – Hélène Schmitt: violino, François Guerrier: claviorgan, Massimo Moscardo: arciliuto, tiorba, Francisco Mañalich: viola da gamba, Jan Krigovsky: violone – Aeolus (145’38) [traduit de l’italien par Denis Grenier] Alla prossima… * Critique musical aux côtés de Giorgio Vigolo (Il Mondo) et de Piero Dallamano (Paese Sera) dès le début des années ‘60, interprète du rôle de l’apôtre dans L’Évangile selon saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini (1964), Ferruccio Nuzzo a également été responsable avec William Weaver des programmes culturels de la Rai à destination des USA. Proche du pianiste Arturo Benedetti-Michelangeli, de la Callas et autres artistes, fréquentés à la Scala de Milan et ailleurs, il a participé à l’évolution culturelle de l’Italie en compagnie d’Elsa Morante, d’Alberto Moravia et de plusieurs autres intellectuels de la Péninsule. Artisan avec des collègues de la création de Discoteca, premier mensuel de son pays dédié au microsillon, il a, plus récemment, été l’un des producteurs de l’émission Appasionata de la RCF (Radios Chrétiennes Francophones) consacrée aux nouveautés discographiques de musique classique. Pour le site Internet Grey Panthers, http://www.grey-panthers.it/category/ideas/pensieri/musica/ , il tient aujourd’hui la chronique hebdomadaire de récension discographique La Mia Musica, Suggerimenti d’ascolto. Ancien photographe officiel du primat des Gaules, Ferruccio Nuzzo est surtout photographe de société ; on peut voir une partie de son œuvre sur le site http://www.flickr.com/photos/sorferru/ .




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10 janvier

Festival Classicaval à Val d’Isère

VAL D’ISERE. Festival Classicaval, du 16 au 19 janvier 2017. Musique classique au pays de la glisse ou Val d’Isère, … versant classique : du 16 au 19 janvier 2017, le village de Val d’Isère affiche tout un cycle de musique de chambre, à savourer entre deux glisses. Neige immaculée, montagnes vertigineuse, chalets et village rustique… la carte postale est bien réelle à Val d’Isère mais vécue sur le terrain, elle prend une toute autre dimension, en particulier pendant son festival de musique classique où les récitalistes et chambristes souvent affûtés, produisent des sensations au moins égales au vertige des pentes enneigées. Ce 24ème festival Classicaval (opus 1, car il y a une suite au mois de mars, du 6 au 9 mars 2017 — direction artistique Frédéric Lagarde) permet aux skieurs de se retrouver à 18h30 en fin d’après midi, après l’effort, dans l’église baroque du village : un concert les y attend. Directrice artistique de l’événement, la pianiste Anne-Lise Gastaldi offre une programmation pour le moins éclectique, de l’art lyrique à l’opéra-comique, vers les plus belles expressions du folklore de l’Espagne à la Pologne, mais aussi au cœur d’une soirée dédiée au plu tendre et au plus profond d’entre tous, le divin Mozart. MUSIQUE DE CHAMBRE sur la neige La tradition musicale à Val d’Isère est déjà ancienne, depuis que Jean Rézine, passionné de musique, attirait in loco, les jeunes instrumentistes parmi les plus doués de leur génération… depuis Classicaval musiciens et chanteurs grâce à l’engagement de quatre directeurs artistiques, Anne-Lise Gastaldi, Elena Rozanova, David Lefèvre et Frédéric Lagarde. Sous l’oeil des ainés, professionnels aguerris des plus grandes salles de concert, les plus jeunes accordent à Val d’isère, leur jeune virtuosité, leur jeunesse avide, et la profondeur d’un tempérament pas que démonstratif. Cette année, entre autres talents à suivre, la jeune violoncelliste Hanna Salzenstein, élève de Raphaël Pidoux, sera présente pour la 24è édition de Classicaval. Autres invités présents : le pianiste et chef d’orchestre Jean-François Heisser, la soprano Edwige Bourdy, l’accordéoniste, pianiste et compositeur, Benoît Urbain, Virginie Buscail, violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’altiste Michel Michalakakos, la violoniste Nathalie Chabot… Le classique au coeur du village de Val d’Isère Lundi 16 janvier 2017 : dès 19h, rendez-vous pour un avant-goût musical à l’Hôtel Aigle des Neiges. Mardi 17 janvier : à 10h, visite de l’église baroque de Val d’Isère avec un guide-conférencier de la FACIM. 18h 30 : premier concert à l’église. A l’issue, rencontre avec les musiciens à la salle Marcel Charvin Mercredi 18 janvier : plusieurs fois dans la journée, « Le Piano-Manège » de Noël Martin et sa Volière aux Pianos invite à jouer sur le front de neige de Val d’Isère et dans la station. Jeudi 19 janvier : Découverte musicale avec les enfants de l’école de Val d’Isère. Programmation CLASSICAVAL 2017 : Tous les concerts ont lieu dans l’église de Val d’Isère, à 18h30 Mardi 17 janvier 2017 ”Mozart de 2 à 4…” “FOLKLORES… DE 1 À 5″ Concert WOLFGANG AMADEUS MOZART Sonate en mi mineur KV 304 I – Allegro II – Tempo di Menuetto Divertimento en mi bémol majeur pour trio à cordes KV 563 I – Allegro II - Menuetto III – Allegro Quatuor avec piano en sol mineur KV 478 I – Allegro II – Andante III – Rondo, Allegro Mercredi 18 janvier 2017 ”Inclassicable”… mélodies et chansons de 2 à 6 JEAN-SEBASTIEN BACH Prélude de la suite n°1 en sol majeur BWV 1007 MANUEL DE FALLA : Nana JULES MASSENET: On dit / Méditation de Thaïs REYNALDO HAHN: La Barcheta CLAUDE NOUGARO: Toulouse EDITH PIAF: Hymne à l’amour HAROLD ARLEN: Over the rainbow ASTOR PIAZZOLLA: Milonga sin palabras FERNANDO OBRADORS: Del cabello mas sutil CAMILLE SAINT-SAËNS: Si vous n’avez rien à me dire / Le cygne ERIK SATIE: La diva de l’empire GERSHWIN: I got rythm GÉRARD JOUANNEST: Accordéonesque BENOÎT URBAIN: Piazza di piazzo / in the mud / Virginie M Jeudi 19 janvier 2017 “Folklores… de 1 à 5″ FRÉDÉRIC CHOPIN Deux Polonaises op.26 ENRIQUE GRANADOS Deux danses espagnoles ISAAC ALBENIZ El Puerto/ Fête-Dieu à Séville ANTON DVORAK : Quintette avec piano en la majeur op.81 I – Allegro ma non troppo II – Andante con moto III – Molto vivace IV – Allegro ___________________________ TEASER VIDEO du 23è Festival Classicaval 2016 + d’INFOS / Réservations : Toutes les infos, le détail des programmes, les modalités de réservation, pour préparer aussi votre séjour en Val d’Isère, sur le site du festival Classicaval : www.festival-classicaval.com http://www.festival-classicaval.com VIDEO : reportage vidéo exclusif le festival CLASSICAVAL 2016 REPORTAGE VIDEO. Val d’Isère, festival Classicaval, 8, 9, 10 mars 2016… 3 concerts événements au Val d’Isère, au pied des pistes…En mars 2016, Val d’Isère fait son festival du 8 au 10 mars. “Classicaval” est le nouvel événement musical à suivre, chaque début d’année, un rendez-vous très estimable, soucieux d’accorder montagne et musique classique dans l’un des sites les plus enchanteurs de la région. 2ème édition en 2016 d’un cycle de concerts hors normes qui investit l’église baroque de Val d’Isère ; c’est une occasion unique d’écouter au cœur des massifs spectaculaires, des instrumentistes inspirés qui excellent en un charisme… Durée : 12 mn ______________ Prochain Festival CLASSICAVAL à Val d’Isère, du 6 au 9 mars 2017 (direction artistique Frédéric Lagarde)



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7 janvier

Opéra de Paris 2018 : les dates et distributions complètes

En complément de la fuite précédente , un aimable lecteur (M. Marcel Québire ) a livré, il y a déjà quelques semaines, les distributions complètes de la saison à venir sous la notule correspondante. Pour ceux qui auraient manqué le commentaire, je le recopie avec quelques ajouts ou précisions (et quelques diacritiques…). Entre parenthèses figure le nombre de représentations prévues. Je précise que, contrairement à la fois précédente où, recueillant une astuce de gens bien informés et allant moi-même récupérer chez l'Opéra de Paris les titres (a priori une source très fiable, à un mois de l'annonce de la programmation !), je n'ai aucune notion de la source cette fois, ni de la fiabilité des données. Néanmoins, comme à la lecture les distributions paraissent très crédibles (ce n'est pas une collection de célébrités ou de gens qui ne viennent pas à Paris d'ordinaire, on y trouve beaucoup d'interprètes valeureux mais pas assez célèbres pour qu'un fan les mette dans un petit rôle de telle œuvre, les « rangs » respectifs des différents chanteurs sont cohérents, etc.), je la laisse pour votre information – et, dans le pire des cas, pour accompagner votre rêverie. Ils figurent, contrairement à la fois dernière, par ordre de représentation. Lehár – La Veuve joyeuse (15) ► Bastille du 9/09 au 21/10 ► Jorge Lavelli – Jakub Hrusa (Hrůša) / Marius Stieghorst ► Véronique Gens / Thomas Hampson / José van Dam → Malgré le titre, probablement en allemand comme les autres années ? Mozart – Così fan tutte (14) ►Garnier du 12/09 au 21/10 ► A-T de Keersmaeker – Philippe Jordan / Marius Stieghorst ► Jacquelyn Wagner / Ida Falk Winland – Michèle Losier / Stéphanie Lauricella – Philippe Sly / Edwin Crossley-Mercer – Frédéric Antoun / Cyrille Dubois – Ginger Costa-Jackson / Maria Celeng – Paulo Szot / Simone Del Savio → Il s'agit de l'exacte double distribution jouée en ce moment (janvier-février 2017), donc pour une reprise au mois de septembre, on peut être assez certain que la distribution ne sera pas celle-là ! (Ce qui repose la question de la source et de l'exactitude.) Debussy – Pelléas et Mélisande (5) ► Bastille du 19/09 au 6/10 ► Robert Wilson – Philippe Jordan ► Etienne Dupuis - Elena Tsallagova - Luca Pisaroni - Franz-Josef Selig Verdi – Don Carlos (11) ► Bastille du 10/10 au 11/11 ► Krzysztof Warlikowski – Philippe Jordan ► Jonas Kaufmann - Ludovic Tézier - Elina Garanca (Elīna Garanča) - Sonya Yoncheva - Ildar Abdrazakov → Les bruits de couloir parlent d'une alternance entre la version française et la version italienne (avec prise de rôle éventuelle de Jonas Kaufmann dans la version française, mais il y a manifestement débat). J'avais lu que Brian Hymel devait chanter en alternance – une double distribution paraît en effet assez logique. Je n'ai pas d'informations en revanche sur les éditions (voir ici celles qui existent de 1867 après coupures (comme chez Pappano) utilisées : version française, version française archi-intégrale avec tout ce qui a été écrit en 1866-7 (comme Matheson, ou Abbado-DGG avec annexes), version italienne en quatre actes (Milan) comme jusqu'ici à Paris, en cinq actes (Modène), en cinq actes avec ajouts de la version française (Londres +) ? Verdi – Falstaff (7) ► Bastille du 26/10 au 16/11 ► Dominique Pitoiset – Fabio Luisi ► Bryn Terfel - Franco Vassalo - Francesco Demuro - Aleksandra Kurzak - Varduhi Abrahamyan Mozart – La Clemenza di Tito (15) ► Garnier du 15/11 au 25/12 ► Willy Decker – Dan Ettinger ► Ramon Vargas (Ramón) / Michael Spyres – Amanda Majeski / Aleksandra Kurzak – Stéphanie d’Oustrac / Marianne Crebassa Janáček – De la Maison des morts (6) ► Bastille du 18/11 au 2/12 ► Patrice Chéreau – Esa-Pekka Salonen ► Andreas Conrad – Peter Mattei – Stefan Margita - Willard White → Le plus sinistre des Janáček, mais servi par de très grands interprètes, d'ailleurs plutôt des voix lumineuses (alors que l'esthétique majoritaire de Bastille, volume oblige, sont plus souvent épaisses, saturées, rauques ou grumeleuses)… Puccini – La Bohème (12) ► Bastille du 1/12 au 31/12 ► Claus Guth – Gustavo Dudamel / Manuel Lopez- Gomez ► Sonya Yontcheva / Nicole Car – Atalla Ayan / Benjamin Bernheim – Artur Rucinski (Ruciński) – Arturo Tagliavini – Aida Garifullina → Garifullina a certes déjà chanté Musetta, mais je me serais figuré que considérant sa notoriété et les rôles pas tous légers qu'elle aborde désormais, elle serait distribuée en Mimí. À voir. Haendel – Jephtha (8) ► Garnier du 13/01 au 30/01 ► Claus Guth – William Christie (Les Arts Florissants) ► Ian Bostridge – Marie-Nicole Lemieux – Philippe Sly – Katherine Watson – Tim Mead → Manifestement le même principe que pour Eliogabalo de spécialistes pas trop spécialistes ; cette fois néanmoins, les chanteurs, célèbres pour autre chose, sont réellement familiers de ce répertoire, et performants. (En revanche, Christie en Haendel, ça fait certes remplir, sans être forcément le meilleur service à lui rendre.) Verdi – Un Ballo in maschera (9) ► Bastille du 16/01 au 10/02 ► Gilbert Deflo – Bertrand de Billy ► Anja Harteros / Sondra Radvanovsky – Marcello Alvarez (Álvarez) / Piero Pretti – Luciana D’Intino – Simone Piazzola – Nina Minasyan Saariaho – Only the sound remains (6) ► Garnier du 23/01 au 07/02 ► Peter Sellars- Ernest Martinez-Izquierdo ► Philippe Jaroussky – Davone Tines (Davóne Tines ) Rossini – Il Barbiere di Siviglia (9) ► Bastille du 24/01 au 16/02 ► Damiano Michieletto – Riccardo Frizza ► René Barbera / Levy Sekgapane – Olga Kulchynska – Massimo Cavalletti / Florian Sempey – Simone Del Savio – Nicolas Testé Verdi – La Traviata (8) ► Bastille du 02/02 au 28/02 ► Benoît Jacquot – Dan Ettinger ► Anna Netrebko / Marina Rebeka – Rame Lahaj (Ramë Lahaj) / Charles Castronovo – Vitaly Bilyy / Placido Domingo (Plácido Domingo) – Virginie Verrez Bartók – Le Château de Barbe-Bleue / Poulenc – La Voix humaine (7) ► Garnier du 17/03 au 11/04 ► Krzysztof Warlikowski – Ingo Metzmacher ► John Relyea – Ekaterina Gubanova – Barbara Hannigan Berlioz – Benvenuto Cellini (9) ► Bastille du 20/03 au 14/04 ► Terry Gilliam – Philippe Jordan ► John Osborn – Pretty Yende – Maurizio Muraro – Audun Iversen – Marco Spotti Wagner – Parsifal (8) ► Bastille du 27/04 au 23/05 ► Richard Jones – Philippe Jordan ► Andreas Schager – Peter Mattei – Anja Kampe – Evgeny Nikitin – Günther Groissböck – Jan-Hendrik Rootering → Je doute qu'on puisse trouver mieux actuellement pour programmer un Parsifal. Ravel – L’Heure espagnole / Puccini – Gianni Schicchi (10) ► Bastille du 17/05 au 17/06 ► Laurent Pelly – Maxime Pascal ► Clémentine Margaine / Michèle Losier – Stanislas de Barbeyrac – Philippe Talbot – Alessio Arduini / Thomas Dolié – Nicolas Courjal / Nicola Alaimo – Vittorio Grigolo – Elsa Dreisig – Rebecca de Pont Davies – Philippe Talbot – Emmanuelle de Negri Moussorgski – Boris Godounov (12) ► Bastille du 07/06 au 12/07 ► Ivo Van Hove – Vladimir Jurowski / Damian Iorio ► Ildar Abdrazakov – Ain Anger – Evgeny Nikitin Donizetti – Don Pasquale (12) ► Garnier du 09/06 au 12/07 ► Damiano Michieletto – Evelino Pido (Pidò) ► Lawrence Brownlee – Nadine Sierra – Michele Pertusi – Florian Sempey Verdi – Il Trovatore (14) ► Bastille du 20/06 au 14/07 ► Alex Ollé – Maurizio Benini ► Sondra Radvanovsky / Elena Stikhina – Marcelo Alvarez (Álvarez) / Robert Alagna / Yusif Eyvazov – Zelko Lucic (Željko Lučić) / Gabriele Viviani – Anita Rachvelishvili / Ekaterina Semenchuk J'ai maugréé la dernière fois contre le peu d'ambition d'une programmation qui ne fait que reprendre les scies du répertoire, exactement ce qui fait dire que l'opéra est un genre mort – quasiment rien de récent, et rien en redécouverte patrimoniale (de France ou d'ailleurs, je ne fais pas le difficile). Considérant que, dans le milieu de la musique classique, on considère comme impossible de modifier la partition… alors effectivement, rien ne change, on ne joue que la même centaine d'œuvres, sans aucune surprise, et il ne reste plus qu'à se repaître de sa propre mauvaise humeur en écoutant de meilleurs chanteurs du passé et en pleurant sur l'Âge d'or à jamais révolu. Je le respecte complètement dans les théâtres qui sont surtout une fenêtre dépaysante : dans les pays, même proches, qui n'ont pas de tradition lyrique propre, comme le Maroc ou la Turquie, en effet on ne joue que La Traviata et la Flûte Enchantée… et c'est légitime, il s'agit d'entr'apercevoir ce qu'est l'essence d'un genre exotique. En revanche, dans une des maisons spécialistes les plus subventionnées au monde, je trouve peu stimulant de ne pas oser, même à la marge, quelques chemins de traverse, qu'on peut amplement se permettre avec son matelas financier. Cette audace, ce sont d'autres maisons plus petites, et pas qu'à Paris (Toulouse, Marseille, Tours, Strasbourg, Metz…) qui la manifestent… et sans être conduites à la ruine, manifestement. En revanche, il faut bien admettre que pour cette saison, les distributions sont somptueuses : ♣ les titulaires internationaux les plus prestigieux de ces rôles – Harteros, Radvanovsky, Netrebko, Rebeka, Kampe, d'Oustrac, Garanča, D'Intino, Semenchuk, Brownlee, Bostridge, Osborn, Álvarez, Castronovo, Kaufmann, Schager, Mattei, Tézier, Lučić, Nikitin, Terfel, Abdrazakov, Courjal, Groissböck, Anger… ♣ des essais très attendus – Yoncheva en Élisabeth, Gens en Glawari, Dupuis en Pelléas & Pisaroni en Golaud… ♣ ou des gens qui ne sont pas starisés mais qui font une grande carrière très méritée – Minasyan, Kulchynska, Car, Stikhina, Crebassa, Barbera, Talbot, Spyres, Conrad, Barbeyrac, Bernheim, Margita, Lahaj, Del Savio, Sly, Piazzola, Ruciński, Vassalo, Tines, Spotti… Et le choix des metteurs en scène est assez adroit : des gens qui vont dans le sens du renouvellement scénique, sans être trop radicaux ou eurotrashisants. L'Opéra de Paris devient l'Opéra de Vienne, en somme : du répertoire pour touristes ou public ronronnant, mais toujours parfaitement chanté. On s'en consolera d'autant mieux, lorsqu'on y mettra les pieds, qu'il y aura mille autre choses à voir simultanément à quelques centaines de mètres à peine. Ce n'est pas pour rien que Dieu a créé l'agenda de Carnets sur sol.

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7 janvier

Chimène de Sacchini, recréée

St-Quentin (78): les 13, 14 janvier 2017. Sacchini: Chimère par l’ARCAL. Bien que né Florentin, le jeune Antonio Sacchini est remarqué par le napolitain Durante qui souhaite en faire le plus grand compositeur de son siècle. Rien de moins. Défi relevé et en France principalement. Passé par Venise, professeur de chant pour Nancy Storace, la soprano vedette si tendrement aimé de Mozart…, puis en Allemagne, surtout à Londres où il se rapproche de Tratetta (autre napolitain), Sacchini ne tarde pas à s’imposer par son éloquence européenne, une écriture brillante, raffinée qui s’autorise comme chez Mozart, une profondeur préromantique, présente aussi dans son opéra Renaud- premier opéra parisien de Sacchini (également créé en 1783), qu’a révélé le jeune chef Bruno Procopio à Rio de Janeiro en 2015, avec la sensibilité et l’ardeur expressive dont a rendu compte alors classiquenews.com : VOIR notre reportage vidéo RENAUD de Sacchini par Bruno Procopio (juin 2015) . SACCHINI A PARIS… Endetté à Londres, Sacchini à 51 ans, en 1781, l’invitation de la Cour de France afin d’y affirmer la supériorité des Napolitains contre Gluck : de fait Sacchini bénéficie des intrigues des défenseurs de son confrère Piccinni, autre Napolitain invité par Marie-Antoinette, qui avait auparavant développer les arguments de l’opéra italien en France. Renaud comme Chimène créés tous deux en 1783 devant la Cour, illustrent cet éclectisme virtuose, brillant, néo classique et donc préromantique qui germe et croît en France dans les dernières années de la monarchie. Audacieux voire expérimental, Sacchini « ose » proposer une nouvelle mouture du Dardanus de Rameau : échec retentissant. Puis c’est Œdipe à Colone en 1786, porteur de la même ampleur émotionnelle aux côtés de son style international post gluckiste : nouvelle échec. Mais dès sa reprise en 1787, l’ouvrage ultime de Sacchini d’après le mythe antique saisit l’audience et est joué sans faiblir jusqu’en 1844, soit 583 fois : un record absolu qui enthousiasme encore Berlioz, lui-même ardent Gluck. Triomphe posthume car Sacchini était mort brutalement en 1786 (à 56 ans). La tragédie lyrique telle que l’a souhaitée Marie-Antoinette UN ITALIEN RENOUVELLE LA TRAGEDIE LYRIQUE… L’ARCAL choisit de ressusciter Chimène de 1783, chanté en Français. Ouvrage majeur comme Renaud, révélant le métier d’un compositeur à la fois raffiné et brillant, invité à régénérer les vieilles formes théâtrales françaises. Sacchini traite d’une forme conventionnelle à bout de souffle, la tragédie lyrique, héritée de Lully au XVIIè (un Florentin comme lui). Le genre es tle plus ambitieux en France car il exige de fusionner les disciplines du théâtre en un seul spectacle : chant, danse, machinerie,… Sacchini apporte la virtuosité italienne au format lyrique français, répondant ainsi au goût de la jeune Marie-Antoinette, devenue reine de France en 1774, 9 années auparavant : entretemps, le germanique Gluck a réalisé une réforme totale de l’opéra français, imposant la nécessité dramatique et la seule cohérence comme esthétique, contre les dérives de la pure virtuosité. L’imagination de Sacchini réécalire le mythe des amours maudites entre Rodrigue « Le Cid » et son aimée Chimène : l’opéra s’inspire de la pièce de Pierre Corneille, créée un siècle avant Sacchini, en janvier 1637. L’OPERA en France après Gluck, favorisé par Marie-Antoinette… La production portée par l’Arcal apporte ainsi un éclairage particulier sur les transformations du spectacle en France à la fin du XVIIIè : époque charnière dite des Lumières et « néoclassique », ou encore préromantique, propre aux années 1780, où à l’époque des futures convulsions historiques, révolutionnaires (fin de la monarchie et des Bourbons au XVIIIè), le genre lyrique s’enrichit considérablement à la Cour de France de la venue des « étrangers », depuis Gluck. Une présence étrangère, cultivée par la reine Marie-Antoinette, l’autrichienne à Versailles. La production 2017 de l’Arcal profite de l’engagement des interprètes : le chef et violoniste Julien Chauvin (créateur malheureux de son orchestre sur instruments anciens : Le Concert de la loge, qu’il avait intitulée avant le recours juridique du Comité Olympique, La Loge Olympique). Ayant perdu son identité Olympique sous des pressions juridiques aberrantes – on ne voit bien comment un orchestre intitulé « Olympique » pourrait faire de l’ombre à l’Olympisme sportif…, l’orchestre reprend donc du service pour l’Arcal, compagnie lyrique nationale, après avoir défendu les délices d’Armida de Joseph Haydn. C’est aussi la metteure en scène Sandrine Anglade dont la spécialisation reconnue du théâtre de Pierre Corneille devrait apporter une vision spécifique sur le mythe de Chimène et du Cid… en particulier dans l’opéra de Sacchini qui opère une réduction / simplification de la pièce originelle, passant de 5 actes (Corneille) à 3 actes (livret de Guillard). La compagnie nationale ARCAL confirme son engagement dans l’exploration du théâtre lyrique en France, à l’époque des Lumières, entre baroque, néoclassicisme et préromantisme, c’est à dire dans la période riche en mutations propre aux années 1780. SYNOPSIS Acte I. Devoir et amour à Séville : le dilemme étreint le coeur des deux amoureux : Rodrigue et Chimène. Le premier a tué le père de la seconde, son aimée. Ainsi l’amour raille les enjeux politiques : et quand Rodrigue devant Chimène lui demande de le frapper pour qu’elle se venge la mort du père, la jeune femme s’écroule. Et le chasse. Acte II. Contre les Maures musulmans, Rodrigue mène les troupes du roi. Il triomphe. Mais blessée, inconsolable, Chimène désigne son nouveau défenseur, celui qui tuera puisqu’elle en est incapable, Rodrigue, Don Sanche (qui aime aussi Chimène). Acte III. Le pardon. Rodrigue ne peut vivre sans l’amour de Chimène. Il lui promet de se soumettre et de mourir de sa main. Le duel Rodrigue, Sanche a lieu : en voyant à son issue, Sanche revenir vivant, Chimène croit à la mort de son aimé. Rien de tel : Rodrigue a épargné le vaincu. Chimène qui a avoué ses vrais sentiments pour Rodrigue, peut s’unir à lui car elle avait promis d’épouser le vainqueur du combat. La force du drame tient au tiraillement cornélien : amour contre devoir. Rodrigue a tué le père de Chimène (Don Gomès) pour répondre au voeu de son propre père (Don Diègue). Mais Chimène par devoir pour son père en symétrie, souhaite la mort de Rodrigue qui l’a tué. La fille et le fils pourront-ils se défaire de la loi des familles et du code de la vengeance ? La situation pose aussi l’opposition entre liberté personnelle et soumission à la loi familiale et à ce qu’impose la filiation. Ce qui fait aussi la valeur de la pièce, c’est la beauté des vers de Corneille : Va, je ne te hais point. Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. Et le combat cessa faute de combattants. L’amour n’est qu’un plaisir, l’honneur est un devoir. Le trop de confiance attire le danger. Aux âmes bien nées, La valeur n’attend point le nombre des années. Tu t’es, en m’offensant, montré digne de moi ; Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi. L’opéra de Sacchini en propose une transformation, selon le goût des contemporains de Marie-Antoinette, dictée par les règles de la prosodie spécifique au chant lyrique. Il en découle un ouvrage d’une virtuosité lyrique habile, servant le drame resserré du librettiste. _______________________ Antonio Sacchini : Chimène ou le Cid, créé à Fontainebleau en 1783 Livret de Guillard d’après Corneille — recréation présentée par l’ARCAL, compagnie national de théâtre lyrique et musical (direction : Catherine Kollen) Le Concert de la Loge. Julien Chauvin, directio Mise en scène : Sandrine Anglade Durée : environ 2h – spectacle sans fosse Opéra chanté en Français 5 représentations Saint-Quentin en Yvelines (78). Théâtre nationale : les 13 et 14 janvier 2017 : réservez votre place Puis, Massy, Opéra. Le 14 mars 2017 Herblay, Théâtre R. Barat. Les 25 et 27 mars 2017

Wolfgang Amadeus Mozart
(1756 – 1791)

Wolfgang Amadeus Mozart (27 janvier 17561 - 5 décembre 17911), est un compositeur. Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose. On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite.



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