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Musique classique et opéra par Classissima

Wolfgang Amadeus Mozart

samedi 29 avril 2017


Classiquenews.com - Articles

24 avril

Compte-rendu, critique, opéra. TOULON, Opéra, le 9 avril 2017. MOZART : L’Enlèvement au Sérail. Jurjen Hempel / Tom Ryser.

Classiquenews.com - ArticlesCompte-rendu, critique, opéra. TOULON, Opéra, le 9 avril 2017. MOZART : L’Enlèvement au Sérail. Jurjen Hempel / Tom Ryser. Éternellement jeune, la musique de Mozart ne semble jamais mieux sonner que servie par des jeunes, et cette production, d’une juvénile fraîcheur, résonne encore à nos oreilles. Turquerie. Les rapports entre l’Europe et la Turquie, qui nous occupent ou préoccupent encore aujourd’hui, ne sont pas d’hier. Dernière grande alerte ottomane, turque, en Europe, le siège de Vienne en 1682 : heureuse conclusion au moins d’un conflit, nous lui devons les « viennoiseries », les croissants (de lune), délicieuses pâtisseries de la victoire autrichienne et chrétienne, de la Croix sur le Croissant islamique et, un siècle plus tard, passé le danger, l’Enlèvement au sérail de Mozart (1782). Son premier singspiel, mêlant chant et parole, musique savante et populaire ; le second et dernier, sa Flûte enchantée situe dans l’Égypte, turque encore de son temps, le temple de l’humanisme maçonnique. EN(CHANTEURS) L’Orient était en vogue au Siècle des Lumières depuis la fin du siècle précédent. 
Venue d’une Espagne ayant chassé et pourchassé ses derniers maures et arrêté l’avancée turque en Méditerranée à Lépante en 1571, la mode orientale, à travers romans (Zaide, de Madame de La Fayette), avait eu un regain d’actualité en France avec l’ambassade turque ratée à Versailles des envoyés de la Sublime Porte (1669) dont Louis XIV voulut se venger en commandant la turquerie de Molière/Lully, Le Bourgeois gentilhomme (1670). Cette comédie ballet et le Bajazet tragique de Racine (1672) traduisent et trahissent le sentiment ambivalent de l’Europe pour la Turquie : on voudrait en rire mais on en a peur, on voudrait l’intégrer et on la redoute. Un siècle après, vaincu ou contenu, le Turc, l’Oriental, peut devenir le sage symbole inverse de nos folies chez Montesquieu et ses Lettres persanes, Voltaire, ou bien l’image de la magnanimité dans Les Indes galantes de Rameau et dans Mozart et son Égypte maçonnique que Bonaparte mettra largement à la mode avec sa campagne (1798) et sa cohorte de savants, dont Champollion. Les Orientales, dramatiques, de Victor Hugo ne sont pas loin avec les déchirements du soulèvement anti-turc des Grecs. Mais, au XVIIIe siècle, la traduction par Antoine Gallant des Mille et Une Nuits (1704) avait mis à la mode un Orient sensuel et badin, alibi de l’érotisme libertin du Sopha de Crébillon (1742), des Bijoux indiscrets (1748) de Diderot, un peu plus édulcoré dans les opéras de Gluck La finta schiava (1744), Les Pélerins de la Mecque (1764) qui deviendra sagement bourgeois chez Boieldieu et son Calife de Bagdad (1800) et carrément bouffe avec le Rossini du Turc en Italie et de l‘Italienne à Alger. Fantasmes et chimères d’un Orient, désorienté (perdre l’orient), qui ne fait plus peur à l’Europe triomphante. Mozart avait déjà écrit la musique de scène de Thamos, König of Aegypten (‘Thamos, roi d’Égypte’, 1773) pour accompagner un drame d’inspiration maçonnique, un mélologue à la mode du temps, avec passages déclamés sur la musique. Mozart avait aussi manifesté son intérêt pour cet Orient alors aux portes de l’Autriche avec une autre turquerie allemande inachevée, Zaide (ou Das Serail, 1779), fondée déjà sur une histoire de sérail similaire, avec un personnage appelé aussi Osmin, une basse comme dans l’Enlèvement, et il compose également Le gelosie del Seraglio (‘les jalousies du sérail’ 1772), esquisse d’un ballet pour son opéra italien, situé dans la Rome antique Lucio Silla. L’Oca del Cairo (‘L’Oie du Caire’,1783), est un opéra-bouffe d’inspiration encore orientale, inachevé. L’œuvre Die Entführung aus dem Serail / l’Enlèvement au sérail, de Mozart un opéra ou, plutôt, un Singspiel en trois actes de 1782, livret de Stephanie. Le Singspiel, ‘Jeu chanté’, est du théâtre musical joué et chanté en allemand. L’Espagne, depuis le début du XVIIe siècle, avait créé la zarzuela, alternant passages parlés et chantés, suivent les ballad operas anglais et l’opéra-comique français, pas forcément comique au sens de faire rire, mais avec ce mélange de lyrique et de « comique », c’est-à-dire relevant de la comédie, des comédiens. Carmen, rappelons-le, est un vrai opéra-comique, puisque les passages parlés sont très importants. Origine à tiroirs, le livret allemand est tiré d’une pièce tirée d’un roman anglais inspiré de traditionnels récits espagnols de captifs sur des pirates barbaresques enlevant et faisant esclaves des chrétiens, les belles femmes étant réservées au sérail, au harem du seigneur. Ici, c’est un enlèvement contre le rapt : le maître et son valet, Belmonte, noble espagnol et Pedrillo, vont tenter d’enlever, d’arracher du sérail du pacha Sélim leurs deux amantes enlevées, respectivement Constance et Blonde, sa soubrette anglaise, malgré l’eunuque ogresque et grotesque, Osmin. Réalisation et interprétation Misère des temps ? Manque de moyens sans doute mais non d’imagination d’une mise en scène alerte et enjouée de Tom Ryser, qui, avec la complicité de David Belugou pour les décors, essentiellement des tentures, des panneaux peints de beaux motifs orientaux (faïences ou tissus) descendant des cintres et des lumières magiques, de conte des mille et une nuits hollywoodien, de Marc Delamézière, retrouve l’esprit presque enfantin du théâtre de tréteaux qui convient à l’essence de l’œuvre. Juste une échelle en signe d’évasion. D’entrée, ce tissu bleu agité des deux côtés de la scène figure plaisamment et simplement la mer et ses vagues et un triangle de tissu à l’horizon est voile de navire de Belmonte arrivant ou des captifs partant à la fin. Au début, sur un écran défile un film muet, une belle jeune femme, heureuse, cheveux au vent, filmée d’un œil sûrement amoureux et la parenthèse se fermera à la fin sur l’idée et la caméra du Pacha magnanime filmant le départ des amants heureux comme il avait filmé son malheureux amour que l’on comprend maintenant. Habilement, les toiles peintes ou panneaux, avec fluidité, dessinent, délimitent des espaces, muret, mur séparant les lieux de l’action, place, palais, sérail, singularisant les héros solitaires, ombres et lumières, pénombre et mystères du sérail. Un défilé de femmes, cheveux dissimulés, suffit à en dire l’oppression de prisonnières du sérail ou d’une religion, hurlant comiquement à la vue d’un homme infiltré accidentellement, et la récupération de leur libre chevelure à la fin, rendue par le Pacha lui-même, qui les aura symboliquement enfermées en leur passant et boutonnant un chemisier uniforme, en dira la libération parallèle à celle des héros. Signe éclairant de ce beau symbole contemporain de nécessaire émancipation des femmes inscrit, sans tambour ni trompette autres que de cette « musique turque » plaisamment stylisée par Mozart, dans cette mise en scène modernisant intelligemment sans le tirer par les cheveux autres que ceux des dames, le propos et les costumes (Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne) : les Turcs sont ici des guerriers contemporains, des sortes de talibans, petites coiffes de turban en tête, armés de mitraillettes et le Pacha en est le rigide et sombre chef, joué avec une rude grandeur par Tom Ryser lui-même, le metteur en scène. Sous la musique riante de Mozart et sous la souriante fable du texte affable, une sombre actualité : régression du statut des femmes, rapts, rançons, violence, guerre menace de tortures dont la dignité exaltée de l’héroïne, femme fidèle, saura se tirer. Mais rien d’insistant, rien contre la musique. Servie de main de maître par Jurjen Hempel,baguette agile, jamais lourde, dynamique, tonique dès l’ouverture percutante, pulsation parfois haletante en ses tempi mais sans jamais mettre en danger les chanteurs, sachant manager les silences humoristiques de pas de loup de certains moments. Le Chœur de l’Opéra de Toulon (Christophe Bernollin) chante avec la conviction obligée des masses soumises la gloire d’un Selim pirate et oppresseur, qui la mériterait pourtant à la fin dans la grandeur de sa clémence et de sa générosité. Dans ce rôle ingrat, parlé, Tom Ryser, racé, déploie une belle élégance, une noblesse même dans sa raideur de chef militaire toujours armé, qui ne le rendrait pas indigne d’une héroïne, fidèle à son amant, mais sensible aux marques d’amour que lui manifeste son geôlier : admiration réciproque et signe, peut-être, d’un amour moins conventionnel raté. Pédrillo est plus incarné dans le jeu physique agile du ténor Keith Bernard Stonum que vocalement, avec un aigu un peu opaque, mais il est touchant et se tire bien d’un air héroïque rarement dévolu par la convention lyrique à un valet de comédie. Il fait couple avec l’accorte Blonde de Jeanette Vecchione, virevoltante,dont la voix de soprano léger, a un joli corps pulpeux, un aigu piquant colorant d’une touche picaresque un personnage joliment troussé en servante maîtresse, esclave faisant trembler le redoutable gardien du sérail, lui donnant une cinglante leçon de galanterie, prenant, avec le fusil, le pouvoir. Ce dernier, la tonitruante basse Taras Konoshchenko, accuse des graves profonds détimbrés dont on accusera certainement rhume ou allergie, si l’on déchiffre les quelques gestes désespérés du chanteur signalant discrètement sa coupable gorge. Mais il est le personnage, faisant même effet comique de sa difficulté comme étouffant de rage les sons difficiles étranglés. Sous le comique de la force brutale et fanatique vaincue et ses rêves sadiques de tortures, demeure malgré tout sa menace latente au poids de plomb. Ni comique ni vraiment dramatique, le personnage de Belmonte est le ténor amoureux de convention qui annonce par son lyrisme élégiaque le Ferrando de Cosí fan tutte mais sans le déchirement de l’amour trahi, on n’aura ici que du traditionnel dépit amoureux entre les amants au pire moment de l’évasion. Le ténor Oleksiy Palchykov le représente avec une silhouette aussi juvénile que son timbre lumineux et raffiné, au phrasé élégant, à l’impeccable tenue de souffle qui déploie avec clarté le ruban des vocalises. Personnage le plus profond, noble, tragique, Konstanze a une palette de sentiments qui vont de la nostalgie du premier au désespoir du second, airs expressifs et poignants, di portamento, de tenue de souffle, à l’héroïsme échevelé de vocalises du troisième, « Marten alle Arten », où elle défie les menaces terribles du Pacha, véritable air de concert précédé d’un long prélude orchestral où la voix, instrument virtuose, rivalisant avec les vents et même les trompettes, et en triomphant. Jeune, noble belle silhouette, Aleksandra Kubas-Kruk,voix de soie, aigus limpides et sûrs, se drape avec naturel dans l’étoffe du personnage,se coule, sans jamais sombrer, dans la folie de l’air concertant dont elle transcende la virtuosité par une expressivité émotive d’héroïne lumineuse qui, plus que plaidant pour la clémence du bourreau, semble aspirer avec jubilation au martyre au nom de la fidélité à sa foi : l’amour. Venant d’horizons nationaux divers, U.S.A., Ukraine, Pologne, tous ces interprètes, jeunes, se fondent, pour notre bonheur, dans la musique sans frontière de Mozart. ____________________ Die Entführung aus dem Serail Singspiel en trois actes, K 384
de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Livret de Goettlieb Stephanie Jr, d’après Bretzner Création : Vienne, Burgtheater, 16 juillet 1782 Opéra de Toulon, le 9 avril 2017 Présentations à l’Opéra de Toulon : 7, 9, 11 avril 2017 Direction musicale : Jurjen Hempel ; Mise en scène : Tom Ryser. Décors : David Belugou. Costumes : Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne.Lumières : Marc Delamézière. (collaboration de Marc-Antoine Vellutini) Distribution : Konstanze : Aleksandra Kubas-Kruk ; Blonde : Jeanette Vecchione ; Belmonte : Oleksiy Palchykov ;Pedrillo : Keith Bernard Stonum;Osmin ; Taras Konoshchenko ; Pacha Selim (rôle parlé) : Tom Ryser. Orchestre et chœur de l’Opéra de Toulon Coproduction Opéra de Fribourg, Opéra de Lausanne, Opéra de Tours, Théâtre du Capitole de Toulouse. Photos : Illustrations : © Frédéric Stéphan

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25 avril

Seong-Jin Cho, pianiste du monde flottant

Perugia. Teatro Morlacchi. 20-IV-2017. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate K332 ; Claude Debussy (1862-1918) : Images 1 et 2 ; Frédéric Chopin (1810-1849) : Ballade nº 1 en sol mineur op. 23 ; Ballade nº 2 en fa majeur op. 38 ; Ballade nº 3 en la bémol majeur op. 47 ; Ballade nº 4 en fa mineur op.52. Seung-Jin Cho, piano.






La lettre du musicien (Comptes rendus)

22 avril

Mozart avec François-Frédéric Guy, au théâtre des Champs-Elysées

Dirigeant l’Orchestre de chambre de Paris depuis son clavier, le musicien français revisite trois œuvres emblématiques de Mozart : le Rondo KV 382, réécrit au départ d’un mouvement de son tout premier concerto, puis les célèbres concertos en ré mineur et do majeurPoursuivant le beau cycle inauguré le 4 avril dernier, à la tête de la même phalange, par son confrère Philippe Cassard (soliste et chef d’orchestre des concertos KV 449, 450 et 451), François-Frédéric Guy prend place au cœur de ses musiciens comme jadis le compositeur. Moins convenu qu’il ne semble, son programme s’avère plus pertinent encore dans cette configuration singulière (il y aurait à dire sur l’ordre politique et social que reproduit cette scène) : voilà Mozart à Vienne, au pianoforte, en ses débuts puis en son âge d’or. Faute de l’exposé adéquat, on rappellera brièvement que dans l’existence de Mozart le concerto pour clavier fut une arme de conquête, celle de son indépendance créatrice, et le lieu d’une quête stylistique. A la cour du prince-archevêque de Salzbourg, le jeune fils de Leopold avait tenu son rang conformément au protocole, entre cuisiniers et valets. Entamées par une série de meurtres symboliques – car même temps qu’il osa braver l’autorité paternelle, Wolfgang brisa bien là les chaînes d’une vassalité séculaire – les années 1781-1786 furent, au contraire, celles de son accomplissement dans la capitale des Habsbourg. Un brin martial, net et franc de carrures, glorieux mais sans pompe, corseté comme il sied, l’Allegro grazioso KV 382 est pris à vive allure, qui rayonne d’emblée de tout son ré majeur. Attaques franches, mise en place et intonation impeccables, vibrato peu appuyé des cordes dans un geste quasi baroqueux (au premier violon, l’excellente Deborah Nemtanu) : l’ensemble va de l’avant par blocs de huit mesures que la troupe, homogène, réellement “de chambre”, a le bon goût de répéter chaque fois avec une intensité moindre. Le jeu clair, espiègle de François-Frédéric Guy s’y fond sans effort, en particulier dans la section à 3/8. Beethovénien averti, il énonce le thème puis déroule les variations de ce Rondo qui ne l’est que de nom : accompagnement en doubles croches, triolet puis triples croches, polyphonie de la variation en minore, trilles ailés de la cinquième, respect de l’écriture classique. En marquant une pause, vaste, nécessaire, avant la variation Adagio, le pianiste et chef d’orchestre signifie surtout avec intelligence qu’il conçoit la pièce non pas seulement comme le mouvement final isolé d’un concerto, mais aussi comme une structure tripartite en elle-même, c’est-à-dire comme une sorte de concerto miniature pourvu de sa cadence et de sa réexposition au tempo primo. Coda enlevée, irrésistible ! La même saine volonté de décaper les portées anime le Concerto KV 466, dont le tragique sans pathos s’accommode cependant mal du mouvement excessif, des coups de griffes qui lui sont réservés au prix du bouleversement de son économie générale. Le Concerto en do majeur supporte mieux l’excès de jubilation digitale. Question de caractère. Le Stimmung de ré mineur réclame un pas plus solennel. On souhaiterait ici, dans un esprit similaire, davantage de respiration, d’arc de phrases, de longueur d’archet, d’autant que le couvercle ouvert du Steinway floute les contours de sa projection sonore : le tout trahit la hâte plutôt que le drame et la prise de parole du soliste s’en ressent la première. Mais François-Frédéric Guy allège les textures, avive les couleurs des bois et des cuivres (solistes superbes), se refuse à dramatiser le développement de l’Allegro en forçant ses octaves. Allant, musical, l’Andante ornementé de dessins personnels ne manque pas d’éloquence. Finale incisif, plein de panache et d’autorité. Les cadences sont de Beethoven. Après l’entracte, le Concerto KV 467 file droit sans s’alanguir lui non plus. François-Frédéric Guy en réalise toutefois l’unité organique avec plus de bonheur et de maestria. Admirable virtuosité pianistique, savoureuse, intelligible ! Ludique et déstructurée, la cadence signée Marc Monnet, un pastiche bien digne de Mauricio Kagel, apparaît au vrai comme bavarde et vaine (la seconde sera plus savamment ironique). Tournant autour du premier thème du Vivace comme s’il cherchait sa tonique, façon Gulda, François-Frédéric Guy la justifie pourtant avec une logique imparable. Et l’on aurait tort, au fond, de préférer celles de Lipatti quand l’on peut s’amuser de ce cocasse « choc des esthétiques », selon le mot de Gilles Cantagrel. L’écriture l’emporte sur le reste... Génie absolu de Mozart qui étoffe les relations interindividuelles entre pupitres, tutti et clavier et parvient à l’équilibre sans faire abdiquer aucune des forces en présence : idéal de la franc-maçonnerie dans laquelle il s’élève alors, fantasme de la diplomatie européenne, de l’aristocratie de son temps. Rappelés, les musiciens redonnent l’Andante où l’on entend le « Sii costante a me sol » de Cosi fan tutte. Sur ce, les tragiques événements de la nuit contraignent le théâtre à retenir ses hôtes dans la conque sur ordre du préfet de police de Paris. Durant l’heure lourde qui suivit, François-Frédéric Guy, resté seul aux commandes, sut faire honneur à son public autant qu’à son art. (20 avril)

Wolfgang Amadeus Mozart
(1756 – 1791)

Wolfgang Amadeus Mozart (27 janvier 17561 - 5 décembre 17911), est un compositeur. Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose. On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite.



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