Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Wolfgang Amadeus Mozart

samedi 27 août 2016


Classiquenews.com - Articles

Aujourd'hui

Compte rendu, concert. Saintes. Abbaye aux Dames, le 9 juillet 2016. Couperin, Guillemain, Quentin, Télémann. Ensemble Nevermind (Anna Besson, traverso; Louis Creac’h, violon; Robin Pharo, viole de gambe; Jean Rondeau, clavecin).

Classiquenews.com - Articles Après une courte et nécessaire pause, nous passons de l’auditorium à l’église abbatiale de l’Abbaye aux Dames. Nous changeons aussi de période, laissant derrière nous, les percussions d’Ars Nova, pour l’ensemble Nevermind, installé en résidence depuis septembre 2015. Ce Quatuor instrumental, formé de quatre amis qui se sont rencontrés au CNSMD de Paris, se consacre à la découverte ou à la redécouverte de compositeurs méconnus, voire totalement inconnus, de la période baroque française. C’est ainsi que le programme de ce nouveau concert dévoile Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770) et Jean-Baptiste Quentin (1690-vers1750); deux compositeurs inscrits au programme de leur dernier cd. Nevermind en ascension : toujours plus haut, plus beau, plus vivant…. Pour débuter son concert, Nevermind présente une œuvre déjà connue du public : La Piémontoise (4ème Ordre : Les Nations) composée par François Couperin (1668-1733). Si la direction de Jean Rondeau, depuis son clavecin, est discrète et ferme, la complicité des quatre instrumentistes lui répond avec gourmandise : l’interprétation est rigoureuse, dynamique, entraînante ; les interprètes expriment ce voyage désigné vers le Piémont. Le cœur du concert, concerne d’abord Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770); violoniste prodige, nommé « violon ordinaire du Roi », Guillemain est aussi compositeur pour le violon, bien sûr, mais aussi pour des ensembles de musique de chambre et pour orchestre. En ce début d’après midi, c’est la Sonate en quatuor n° 3 que nous propose Nevermind; l’écriture en est charmante, légère quoique hardie et exigeante préfigurant ce que sera celle de Mozart quelques années plus tard. Avec Jean-Baptiste Quentin (1690-vers1750), contemporain de Guillemain, nous entrons dans un univers plus mystérieux; l’oeuvre de Quentin est confidentielle mais dense : seulement une vingtaine de recueils dont le dernier date de 1750. S’il disparaît cette même année, sa mort elle-même reste inexplicable ; et on en ignore la date exacte ; Quentin n’en laisse pas moins des partitions qui gagnent à être connues. Compositeur vivant en plein cœur de la période baroque, il hérite des techniques de composition de ses prédécesseurs immédiats, Lully ou Marin Marais par exemple et de ses contemporains, Campra ou Rameau entre autres. Avec le Concert à quatre parties (œuvre XII, Largo) et la Sonate en quatuor n°3 (œuvre XV), Nevermind nous propose deux œuvres dont le style est très personnel; marqué par ses illustres contemporains, Quentin ne les copie pas pour autant. Sa musique est certes rigoureuse mais les quatre complices en donnent une lecture dynamique, vivante, sans lourdeur. Pour terminer, Georg-Philipp Telemann (1681-1767) : un auteur emblématique de la formation car les Quatre instrumentistes se sont rencontrés autour de Telemann qui a composé pour leur formation précise (flûte, violon, viole de gambe, clavecin) ; avec le Nouveau quatuor parisien n°6 en mi mineur, composé lors de son séjour parisien, Nevermind revient à un répertoire certes plus traditionnel mais tout aussi intéressant, alliant raffinement, tension, dramatisme élégant. Les interprètes honorent ainsi un compositeur qui leur a permis dès leurs débuts de s’affirmer : ses Quatuors parisiens sont écrits pour leur formation instrumentale : violon, flûte, viole et clavecin. Le geste est défricheur, éclairant ce qui se cache ainsi à l’ombre des plus connus : Lully, Campra, Rameau ou Marin Marais. Avec Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770) et Jean-Baptiste Quentin (1690-vers1750), NeverMind met en lumière deux hommes dont la musique n’a rien à envier à celle de leurs contemporains. Avec Couperin et Telemann, les Quatre apportent une touche «sécuritaire» à un concert qui a le mérite de nous faire sortir des sentiers battus. Saintes. Abbaye aux dames, le 9 juillet 2016. François Couperin (1668-1733) : La Piémontoise (4ème Ordre : Les Nations), Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770) : Sonate en quatuor N°3, Jean-Baptiste Quentin (1690-vers1750) : concert à quatre parties, œuvre XII (largo), Sonate en quatuor n°3, œuvre XV (1747), Georg-Philipp Telemann (1681-1767) : Nouveau quatuor parisien n°6 en mi mineur. Ensemble Nevermind (Anna Besson, traverse / Louis Creac’h, violon / Robin Pharo, viole de gamme / Jean Rondeau, clavecin). APPROFONDIR : VOIR le reportage vidéo dédié au jeune ensemble Nevermind en résidence à Saintes (février 2016, premier concert : jouer les Baroques allemands, français, italiens…)

Les blogs Qobuz

Hier

Le blog de l’été (8) – Ce jour-là : 2 juin 1950

Pablo Casals (1876-1973), la conscience des musiciens catalans (Ph. Hélène Jannbreau) Ce jour-là, « le village avait changé d’aspect ; les rues s’ornaient de drapeaux, de banderoles et d’affiches, et le pavillon catalan flottait un peu partout. » Ce jour-là, Pablo Casals avait accepté de briser, le temps d’un concert, un silence volontaire. Ce jour-là, l’illustre violoncelliste attaqua le Prélude de la Suite en sol majeur de Bach, Bach mort deux siècles auparavant. 2 juin 1950 : des centaines de mélomanes venus du monde entier se retrouvent dans l’église Saint Pierre de Prades, en ignorant qu’ils vont assister à la naissance d’un festival qui illumine, depuis soixante-six ans, la vie d’une petite cité, blottie au pied du Canigou. Un vieux berger « Souvent, dira le Maître, je me suis demandé comment il était possible qu’une si petite ville accueille une telle foule. On me raconte même que des gens étaient venus de Chine pour assister au Festival ! » Et, en ce 2 juin 1950, un bataillon de catalans avait passé clandestinement la frontière – « des musiciens, des professeurs, des ouvriers, un évêque. » Un vieux berger aussi : « … mes moutons m’ont accompagné à travers la montagne… » La basilique Saint Michel de Cuxa, haut lieu du Festival Le violoniste Alexandre Schneider, l’homme de la première heure… (DR) Le violoniste Alexandre (dit Sacha) Schneider, membre éminent du Quatuor de Budapest, qui avait su entraîner Casals, largement septuagénaire, dans l’aventure, écrivait, quelques jours auparavant : « Nous sommes en train de travailler à un festival Bach, très simple et très charmant, sous la direction de Pablo Casals. Nous ne sommes pas en possession de trois ou quatre cent mille dollars. Je ne crois pas que Pablo Casals ait besoin de propagande. Il ne brise pas de baguette. Il ne nous crie jamais au visage, même quand nous faisons des fautes car nous sommes tous des hommes […] Je ne puis exprimer le regret que j’éprouve pour tous les musiciens du monde qui ne pourront assister à ces inoubliables heures de répétitions »… Mémorables concerts À huit heures et demie, la place du village est noire de monde. À neuf heures, il ne reste plus une place libre dans l’église, et l’on prévient le public que les applaudissements ne sont pas autorisés. Mgr Pinson, évêque de Saint Flour, souhaite la bienvenue, les lumières s’éteignent, la clochette de l’enfant de chœur retentit ; « cette fois, c’est lui, le Maître. Il s’avance, seul. Il s’incline pour saluer. L’auditoire se lève – respectueusement, religieusement. Casals s’assied, accorde l’instrument… Son bras droit levé, il ferme les yeux et penche la tête. Tout à coup, l’archet attaque les cordes. Parmi les auditeurs du premier concert du premier festival, lequel a oublié ce moment unique ? » Treize mémorables concerts se succèderont, cette année-là, à Prades, avec Rudolf Serkin, Joseph Szigeti, Isaac Stern, Clara Haskil, Eugene Istomin et Mieczyslaw Horszowski, le doyen. Isaac Stern (1924-2001) sera parmi les artistes invités du premier festival – © Radio France / Ph. Roger Picard Interdit aux patrons ! Pour Pablo Casals, ce n’était qu’une étape dans le grand combat qu’il menait pour la paix, la liberté, la démocratie, la musique, l’amour de la Catalogne. Un combat qu’il avait entrepris en 1920, date de la création de l’Orquestra Pau Casals à Barcelone, et poursuivi, six ans plus tard, avec la fondation de l’Association ouvrière de concerts, « ouverte à tous les ouvriers gagnant moins de cinq cents pesetas par mois, interdite aux patrons et professions libérales » ! Enfin, confidence majeure, « si 1931 reste pour moi l’année de la mort de ma mère, c’est aussi l’année d’une naissance ; en effet, c’est ce printemps-là que la République espagnole vit le jour. » Casals, plus que tout autre musicien, était concerné ; c’est lui, naturellement, qui, à la tête de son orchestre, dirigea la Neuvième Symphonie de Beethoven devant sept mille personnes rassemblées au Palais de Montjuich, le jour de l’installation du nouveau gouvernement ; et c’est à lui que s’adressa alors Francesc Maciá, le président du gouvernement catalan en déclarant qu’avec « le puissant chœur sur lequel se termine la Neuvième, la République prenait son essor sous le signe de la Fraternité »… Plus tard : « Pour moi, cet instant signifiait la réalisation d’un rêve, le rêve qu’avaient poursuivi mes compatriotes durant des années de lutte et de souffrance […] C’était un instant de triomphe pour le peuple espagnol, mais aussi pour la population du monde entier. Hélas ! Qui aurait pu prévoir alors que ce triomphe allait se terminer par une terrible tragédie ? » Mon pays bien-aimé Casals, en effet, fut un héros (« dans certaines villes, on donnait mon nom à des rues… Barcelone me déclara son fils adoptif et Madrid me fit citoyen d’honneur ») et travailla dans le bonheur, jusqu’à « l’irruption » de l’été 1936. 18 juillet, le soulèvement de l’Armée du Maroc : « Jamais je n’oublierai cette date. La révolte était l’œuvre de généraux fascistes qui cherchaient à organiser une insurrection nationale en Espagne et à renverser le gouvernement de la république […] Toute forme de guerre est terrible, mais la guerre civile est la plus ignoble de toutes. Elle oppose le voisin au voisin, le frère au frère, le fils à son père. C’est là la nature de la guerre qui, pendant deux ans et demi, allait ravager mon pays bien-aimé et transformer la vie de tous les Espagnols en un cauchemar ininterrompu. Aucune mesure ne peut faire le compte des souffrances qu’endurèrent mes frères de sang »… Hitler et Franco à Hendaye le 23 octobre 1940 – Les dictateurs honnis par Pablo Casals. (DR) Casals est entré en résistance. Il constatera avec indignation la frilosité des Occidentaux –« l’histoire dira sûrement que le peuple espagnol a été le premier à prendre les armes contre Hitler. » En 1939, « écrasé par le désastre », il fera partie de ce demi-million de réfugiés qui franchiront les Pyrénées. « On aurait pu espérer que la France leur réserverait un accueil plein de respect et de compassion. Ce ne fut, hélas, pas le cas. » Un vieil ami de Barcelone lui parle d’un village en Catalogne française, « tout près des camps où se sont réfugiés tes compatriotes. Tu sais qu’ils ont besoin, terriblement besoin qu’on les aide ». Prades ! « Prades, qui aurait pu être « un village catalan de mon enfance. Je ne pouvais imaginer que je resterais dix-sept ans dans cette petite ville des Pyrénées. » Martha, l’épouse de Pablo Casals puis d’Eugene Istomin. Une grande dame de la musique (DR) Au nom de Bach Nouvelle épreuve en 1945, lorsque le Maître comprendra que la diplomatie primant sur les principes moraux, les Alliés, victorieux, allaient épargner Franco. Deuxième exil, excluant toute manifestation musicale publique. Cinq ans plus tard, il faudra toute la persuasion de l’ami Sacha Schneider pour que Casals reprenne, au nom de Bach et l’espace de quelques soirées, une vie publique : « Vous ne pouvez condamner votre art au silence. Si vous refusez de jouer en public dans les autres pays, permettriez-vous que nous venions ici et que nous donnions des concerts avec vous ? »… Ils sont venus et, pour Prades, le grand indigné s’est incliné. C’est en 1966, dans la basilique Saint Michel de Cuxa, que Casals, alors installé à Porto-Rico avec sa « bien aimée Martita », sa très jeune épouse, participera une dernière fois au Festival de Prades, à quelques mois de son quatre-vingt dixième anniversaire. Il succombera à une attaque cardiaque, le 22 octobre 1973, deux ans avant la mort du sinistre Franco. (Diapason – Chronique de décembre 2013) Pour combler votre curiosité J. Ma. Corredor : Conversations avec Pablo Casals (Albin Michel) Pablo Casals : Ma vie racontée à Albert E. Kahn (Stock Musique) Jean-Jacques Bedu : Pablo Casals – Un musicien, une conscience (Gallimard) Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de septembre 2016 : « Ce jour-là, 14 décembre 1784 : Mozart entre dans la franc-maçonnerie »






Classiquenews.com - Articles

18 août

Portrait de Teodor Currentzis

ARTE. Portrait du chef Teodor Currentzis, dimanche 11 septembre 2016, 23h30. Le chef grec Teodor Currentzis, 44 ans, est un chef interprète qui s’est taillé depuis 10 ans une solide réputation d’iconoclaste et provocateur hors normes… très médiatisé, notamment parce qu’il dédaigne les règles d’un système musical beaucoup trop règlementé à son goût : formaté, insipide, consensuel, il demeure sans concessions, prêt à piloter des projets musicaux, artistiquement exigeants voire innovants. A l’Opéra de Perm (Russie), qu’il dirige depuis 2011, le maestro s’est lancé dans l’interprétation de la trilogie des opéras composé par Mozart sur les livrets de Lorenzo Da Ponte… Deux premiers opéras en découlent : Les Noces de Figaro (automne 2014), Cosi fan tutti (automne 2015). Mais son intransigeance est totale à la mesure de l’engagement qu’il demande à ses équipes : immersion radicale, sessions de répétition set de travail préalables exceptionnellement préparées et préservées… Ajourd’hui, le volet final de la trilogie n’est pas prêt d’être publié car Teodor Currentzis n’hésite pas à récuser le résultat des enregistrements réalisés de longue haleine, et son Don Giovanni qui était prévu pour l’automne 2015 tarde toujours à être publié… Pour mettre en pratique ses propres idées, le chef a créé son propre ensemble sur instruments d’époque : MusicAeterna. Pilotés par une main d’acier mais électrisés quant aux défis et enjeux esthétiques promis, les musiciens ont répété jusqu’à quatorze heures par jour pour arriver à un résultat que leur chef juge … satisfaisant. De fait ses Noces de Figaro (diapason à 430 hz) et Cosi fan démontrent aujourd’hui une fougue orchestrale séduisante, parfois enivrante, mais le choix des solistes au niveau vocal, laisse plus dubitatif : la caractérisation instrumental phénoménale est contredite par le déséquilibre des voix (mauvais choix pour la Comtesse de l’impossible et maniérée Simone Kermes pour les Noces), mais choix en or pour la Despina d’Anna Kassyan, lauréate récente du Concours International Vincenzo Bellini (Cosi). Que donnera (s(il sort) son Don Giovanni ? Autour des sessions de travail à l’Opéra de Perm, le documentaire présente un Currentzis qui, sous ses airs de dandy original, cache un artiste d’une rigueur extrême, en quête de perfection. Le film entend dévoiler le tempérament d’un chef habité par l’idéal, monstre de travail et d’acharnement dont la fougue parfois intempestive voudrait inconsciemment rivaliser avec les premiers baroqueux, Harnoncourt, Christie, Hogwood, Garrido… quand le défrichement était porté par des tempéraments expressifs et esthétiques volontaires autant qu’audacieux. Le docu suit le chef de Perm jusqu’en Allemagne où l’ensemble Musica Aeterna réalisait une tournée… ARTE. Dimanche 11 septembre 2016, 23h30 Currentzis : l’enfant terrible du classique Documentaire de Christian Berger (Autriche, 2016, 52mn)

Classiquenews.com - Articles

15 août

Vespro della Beata Vergine au Puy en Velay

PUY-EN-VELAY : Vespro della Beata Vergine, les 16 et 17 août 2016. Le 50ème festival de La Chaise Dieu inaugure son cycle commémoratif en jouant à deux reprises l’arche sacrée conçue par Monteverdi en 1610. Une partition expérimentale où le compositeur baroque affirme un génie unique, capable de renouveler les formes musicales comme les effectifs pour une plus grande expressivité… 2 concerts événements. Concerts d’ouverture de la 50ème édition du Festival de la Chaise-Dieu (du 18 au 28 août 2016) Vespro della Beata Vergine Vêpres à la Vierge Festival de la Chaise Dieu les 16 et 17 août 2016, 21h Cathédrale Notre-Dame Le Puy en Velay Claudio Monteverdi : Vespro della Beata Vergine, 1610 Prolongeant en musique les festivités du Jubilé de Notre-Dame du Puy et en prélude à sa 50e édition, le Festival investit pour la première fois la splendide Cathédrale, où le chef-d’oeuvre de Monteverdi résonnera devant la célèbre Vierge noire. Maîtrise de la Cathédrale du Puy-en-Velay Choeur d’adultes du Centre de musique sacrée du Puy-en-Velay Ensemble Consonance FRANÇOIS BAZOLA, direction UNE ARCHE MONUMENTALE pour quitter MANTOUE… Les Vêpres sont l’aboutissement d’une maîtrise. Monteverdi en homme qui connaît sa dramaturgie – il l’a magistralement démontré avec son Orfeo de 1607, lequel fixe un premier modèle pour le genre de l’opéra naissant-, déploie avec un sens non moins sûr et même somptueux, toute la science musicale dont il est capable en cette année 1610. La pluralité des effets, la diversité des modes et des effectifs requis pour les 14 pièces composant cette ample portique dédié à la Vierge impose un tempérament exceptionnel, autant mûr pour le théâtre que pour l’église. Le désir de démontrer ses compétences est d’autant plus important qu’il souffre de sa condition de musicien à la Cour des Gonzague de Mantoue. Les relations avec son employeur, le Duc Vincenzo de Gonzague ne sont pas parfaites, pire, son patron est un mauvais payeur. A peine estimé, Monteverdi doit supplier pour être payé. Les Vêpres sont bien l’acte accompli et mesuré d’un musicien courtisan qui recherche un nouveau protecteur, des conditions et un mode de vie plus agréables. Déjà avant Mozart, le Monteverdi des Vêpres est un homme peu reconnu, du moins pas à la mesure de son génie, une figure « gâchée » de la musique de son temps. GENESE… Avant d’être le Vespro que nous connaissons aujourd’hui, l’oeuvre religieuse qui nous concerne a vécu sous une première forme, non liée au culte virginal. Monteverdi après la mort du maître de la chapelle de la Basilique Palatine de Santa Barbara à Mantoue, – Gastoldi, décédé en 1610-, se met sur les rangs pour offrir ses services. Il souhaite diriger officiellement l’activité d’une institution musicale sacrée digne de sa qualité. Mais là encore les autorités mantouanes en décidèrent autrement et le musicien dépité, transforma son œuvre qui faisait initialement les louanges de Sainte-Barbe à laquelle par exemple le motet Duo Seraphin – absolument étranger au culte de la dévotion mariale-, renvoie immanquablement. Autour du premier axe développé sur le thème de la Sainte locale, Monteverdi ambitionne une œuvre plus spectaculaire dédiée à la Vierge pour saisir l’attention d’autres possibles mécènes et patrons. Maître de chœur du Duc Vincenzo de Gonzague, depuis 1595, Monteverdi a le sentiment de végéter à Mantoue. C’est pourquoi, il reprend totalement son œuvre première, y combine tout ce qu’il lui semble témoigner à cette date, de son éblouissante maestrià. Selon son assistant à Mantoue, Bassano Cassola, le compositeur ambitionnait d’aller lui-même apporter un exemplaire au Pape Paul V à Rome, à qui d’ailleurs, le recueil des Vêpres est dédié. Au final pas de poste nouveau au sein d’une église prestigieuse. Il lui faudra encore attendre trois années, quand il sera pressenti pour diriger la chapelle du Doge à Venise, au sein de la Basilique San Marco. Pour le concours et l’audition de principe, le matériel éclectique et foisonnant de ses Vêpres lui sera très probablement utile. La qualité et la fascination de la partition, qui n’a peut-être jamais été jouée d’un seul tenant comme les interprètes baroques ont coutume de le faire aujourd’hui du vivant de l’auteur, apparaissent clairement dans l’alliance de l’ancien et du moderne dont Monteverdi fait une arche entre deux mondes. Le compositeur offre une synthèse quasi encyclopédique de toutes les formes possibles à son époque. Les Vêpres de ce point de vue, dessinent une superbe passerelle édifiée pour la réconciliation de deux tentations ou deux directions esthétiques et musicales, apparemment antinomiques. Le passé et l’avant-garde ici dialoguent. Cette facilité est à la fois troublante et totalement convaincante. Tradition ancestrale héritée du Grégorien avec son cantus firmus, avec le plain-chant aussi (Sonata sopra sancta Maria), d’un côté ; liberté du geste vocal, en solo (Nigram sum pour ténor), ou en duo (Pulchra es pour deux sopranos), par exemple, de l’autre, dont les hymnes incantatoires, la projection dramatique du texte (l’écho de l’Audi Caelem sur le nom de Maria, répété comme une incantation obsessionnelle et tendre à deux voix…) désigne en pleine fresque paraliturgique, le dramaturge dont la magie fut capable d’infléchir les âmes les plus insensibles, par le chant de son Orfeo de 1607. L’opéra n’est pas loin de la ferveur virginale. Disons même qu’il s’invite à l’église. Le Vespro est bien l’archétype des grandes messes et célébrations religieuses baroque à venir, préludant à Bach, Haendel, Vivaldi. A 43 ans, Claudio le Grand affirme son art de la synthèse, son intuition innovatrice, une vision grandiose qui confine à un langage universel. Avec le Vespro, le musicien se révèle comme le penseur le plus génial de son époque. Mais la partition n’était qu’une étape qui le mènera vers les deux ouvrages de la pleine maturité. Une contradiction ou une singularité qui lui est spécifique, entre le profane et le sacré, se précise. Musicien des divertissements et du théâtre pour la Cour ducale de Mantoue, il écrit le chef-d’oeuvre des grandes célébrations sacrées. Maître de chapelle à partir de 1613 pour le Doge de Venise , il composera pour la scène lyrique, le Couronnement de Poppée puis le Retour d’Ulisse dans sa patrie qui marque sur le plan profane cette fois, un nouvel accomplissement après les Vêpres. Sous la voûte de San Marco, sur la scène des théâtres d’opéra de Venise, l’homme transmet un même témoignage, saisissant d’émotion et de vérité. ASSOMPTION DE MARIE. Assomption de Marie. Appelée « Dormition » dans l’église orthodoxe d’Orient, l’Assomption de la Vierge indique la montée au ciel de l’âme et du corps de Marie, sans connaître corruption ni putréfaction. Le miracle est lié à la nature divine de la Sainte Mère et au dogme de l’Immaculée Conception ; au ciel, Marie est accueillie par son Fils Jésus. Le 15 août célèbre en France l’apothéose céleste de la Vierge à laquelle Louis XIII au début du XVIIème, n’avait cessé de consacrer une dévotion personnelle après la naissance de son fils tant attendu, Louis, futur Roi Soleil.

Wolfgang Amadeus Mozart
(1756 – 1791)

Wolfgang Amadeus Mozart (27 janvier 17561 - 5 décembre 17911), est un compositeur. Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose. On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite.



[+] Toute l'actualité (Wolfgang Amadeus Mozart)
26 oct.
Musique classique...
25 oct.
Classiquenews.com...
24 oct.
Les blogs Qobuz
24 oct.
Le blog d'Olivier...
24 oct.
Le blog d'Olivier...
22 oct.
Classiquenews.com...
22 oct.
Classiquenews.com...
21 oct.
Classiquenews.com...
21 oct.
Classiquenews.com...
20 oct.
Resmusica.com
17 oct.
Les blogs Qobuz
17 oct.
Le blog d'Olivier...
15 oct.
Classiquenews.com...
14 oct.
Resmusica.com
13 oct.
Classiquenews.com...
13 oct.
Classiquenews.com...
13 oct.
Classiquenews.com...
13 oct.
Le blog d'Olivier...
10 oct.
Les blogs Qobuz
10 oct.
Musique classique...

Wolfgang Amadeus Mozart




Mozart sur le net...



Wolfgang Amadeus Mozart »

Grands compositeurs de musique classique

Concerto Pour Piano Opera Flute Enchantée Noces De Figaro Dom Juan Petite Musique De Nuit Symphonie

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...